Les Contes de la Crampe – Episode final : L’Ultime Combat.

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Cher docteur,

Voilà l’année est passée, le championnat est terminé, je vais pouvoir tenir la promesse que je vous avez faite : celle d’arrêter ce sport de débile.

Vous aviez bien eu raison concernant ma cheville : je me suis pris des bons coups dedans à Epinay pour la demi-finale, ce qui n’a pas arrangé les choses, mais c’était une vraie bonne bagarre.

D’ailleurs j’aurais surement un collègue du club à vous confier pour un diagnostic, car je n’ai toujours pas compris comment on pouvait être à mi-temps architecte et punk-à-chien-sans-chien.

Celui que l’on nomme « Chasseur » a la vie intérieure trouble, cumule sens du jeu et passé sportif avec celle du plus ardent des Ultras de la Crampe.

Il était bien la dernière des personnes que je m’attendais à croiser quand je me suis pointé au stade avec trois quarts d’heure d’avance le matin du match contre le RC Epinay,

et pourtant il était bien là.

Certains membres du staff du club local m’ont confié l’avoir vu dormant au pied d’un arbre, je l’ai pour ma part retrouvé, deux packs de bières sous les bras, la mine des grandes heures du Macumba été ’86 et l’haleine d’un pot de sable remplie de clope des Intervilles de Dax 2009.

« Ça va enculé ? » en signe de bonjour, visiblement il n’était pas sur la feuille de match.

Quoique docteur, croyez-moi ou non, mais on en a fait jouer des biens pires : en ce moment nostalgique de la fin d’une année ne peut m’empêcher de me remémorer un certain Adeline in the Sky qui, sorti de la Concrète, a joué n°3 en première mi-temps et ailier en seconde.

Je sais docteur ce que vous allez me dire sur l’usage des produits stupéfiants, mais il n’empêche que parfois on ne peut nier que les résultats sont bluffant.

Mais revenons à cette demi-finale.

Là c’était la cour des grands, là il y avait un stade, des tribunes, des supporters avec des drapeaux RC EPINAY des cornes de brume tout… et nous avions nous UN supporter.

UN homme pour nous supporter tous,

UN homme pour nous réunir et nous mener à la victoire :

Notre chasseur trônait fièrement en haut des marches, faisant fi de l’infériorité numérique implacable, (nb : il s’était installé ici après s’être fait expulser car il traitait les joueurs de l’équipe adverse de petites pédales sur le bord du terrain.) rien n’entamait son enthousiasme : « Arbitre, voleur de poule ! Allez bandes de fiottes vous savez pas plaquer ! Faut qu’je vienne pour que vous avanciez ou quoi ? CHIENS D’TALUS ! » Etc, etc…

La question que l’on est en droit de se poser cher docteur est bien évidemment est-ce que l’issue du match aurait été la même s’il n’avait pas été là ? – Comme l’a si bien dit Descartes : « cogito ergo sum – je cogite donc j’ai le seum. » Donc arrêtons de penser.

Un match de chiens de talus, je ne vois pas de meilleur terme pour le définir, j’avais un essuie-glace pour le sang, mais bien mes yeux et mes poings pour participer à une belle générale digne d’un album d’Astérix, les bons prétextes en prime.

Pour la première fois, nous étions en demi-finale,

Pour la première fois, nous avons gagné une demi-finale,

Pour la première fois le chasseur a failli pisser sur un gamin qui jouait avec sa corne de brume en rétorquant « ta gueeeuulle toaaaa »

Pour la première fois nous allions préparer une FINALE.

Mon cher docteur, je ne sais pas si cela ne le faisait qu’à moi, mais mon corps se vidait ce matin-là de tout ce que je pouvais consommer : la moindre gorgée d’eau était pissée, la petite banane était chiée, et la bite euh non.

Une finale en fait c’est un peu comme une fête ou on n’a jamais été convié, comme si on vivait dans un épisode d’Harry Potter sans Quidditch (c’est pas viril Harry Potter bordel !) – Ou comme une vidéo de Jacky & Michel sans y voir ta mère. (voilà.)

On se serait cru à un oral de Bac, mais en équipe, avec des mecs qui révisent partout « Meeerde faut que j’apprenne à faire une passe vrillée j’ai fais l’impasse ! » – trop tard.

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Plus sérieux qu’à Twickenham.

On a vu TOUTES les équipes en finale de TOUTES les divisions, d’ailleurs au passage, il y a vraiment des clubs qui ont des maillots de chiotte, mais je ne suis pas là pour critiquer.

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(Pour connaître le nom du club qui a le plus beau maillot de baltringue de toute la FFSE, likez l’article !)

On était nombreux, soudés, fort comme jamais, ce qu’il y a de sûr et cette fois-ci sans déconnade, c’est que notre groupe en pleine mutation, sera différent pour la saison prochaine, finir par un événement comme celui-ci, il n’y avait pas mieux.

Le bureau avait voté en 2016 pour un maintient en D6 afin de constituer une team combattive, cette équipe a battu toutes les autres. Et c’est pas moi qui le dit, c’est les CHIFFRES.

Docteur, on a eu cette fois un bon laps de temps pour s’entrainer, on est pas arrivé au Bac sans nos fiches Bristols, nan nous étions organisés, sérieux, peut-être aussi grâce à la potion magique de notre druide Ventolinix, qui nous a permis de résister face au camp de Babaorum.

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Ça commence à transpirer du front.

 

Car en face on en a vu du beau légionnaire, du vétéran, du gras, du velu du puissant, et ça a fait mal.

Fébrile au milieu de cette arène, arrangés par une foule supporter délurés, nos femmes, nos familles, nos clébards, et tout un tas d’autres ingénieurs, la balle au départ ne trouvait pas son maître, elle circulait, tombait, partait en tout sens, et on a couru comme on ne devrait plus le faire à nos âges.

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Derniers mots avant le coup d’envoi, Louis bosse la déstabilisation de mêlée.

Pourtant, maintenant que l’ivresse de la victoire est quelque peu retombée, maintenant que les Champs-Elysées ne projettent plus nos visages sur l’Arc de Triomphe et que nos joueurs ne se prennent plus en photo partout avec leur médaille en chocolat, je n’ai en souvenirs que des bons moments de brute.

Je revois l’essai depuis une touche, un bon ballon porté de gros jusqu’à l’en but.

Je revois le pick n go jusqu’à l’essai, la course de Tibo qui mériterait bien quand-même qu’on lui fasse une petite gâterie, enfin un truc quoi, pas forcément sexuel, mais un truc quoi.

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Je nous revois à 12 contre 15 défendre et ne pas céder.

Je ressens encore cette volonté de ne rien lâcher, qui nous a fait garder la distance, malgré les blessures, malgré les cartons, jusqu’au coup de sifflet final, libérateur.

Je sais ce que vous m’avez dit docteur « Pour un niveau de rugby comme celui-là, à quoi ça sert de se détruire le corps ? »

Je sais que mon genou droit est dans un sale état, que ma cheville est raide, que j’ai des vertèbres et des cervicales qui tournent de l’œil.

Un si petit championnat, une infime récompense, une reconnaissance qui ne se reconnaît que pour nous, pourquoi continuer me direz-vous ?

Comme je vous l’avait dit docteur, ma décision est prise :

Pour un match comme cette finale je pourrais en rejouer des dizaines d’autres, dans la boue de Villeneuve, dans le fond d’un Sceaux, sous un caniar à Polygone, je suis prêt à revivre les passes à l’aveugle aux Invalides, les moments de doutes, les douleurs, les échecs à répétitions si nous restons ce que nous avons réussi à être dernièrement.

À notre manière, à notre niveau, et pour ceux qui nous ont vu, et aussi par les mots de Coach, nous jouons comme une équipe de rugby.

Et toute la nuance est là : une équipe de rugby n’est pas dans le niveau de chacun, elle est dans la cohésion des corps, et des têtes.

Alors docteur, si je vous écris, c’est pour renouveler mon ordonnance de Kétum, bandages, antidouleurs et vaseline (cette dernière, pour un usage professionnel uniquement)

Un très bon anniversaire à Juju, All Hail The President !

Un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu, qui se sont déplacé même s’ils ne jouaient pas ou ne pouvaient pas jouer.

Merci aux joueurs et à notre entraineur, nous avons vu je crois ce qu’il pouvait se produire, quand on consacre du temps au rugby.

Comme vous tous, j’attends l’année prochaine avec impatiente.

FORCE ET HONNEURS CHIENS D’TALUS !

Bastard.

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Les contes de la Crampe – Chapitre 2 : Altercation chez les Tribals

Louis la galette m’avait dit il y a quelques semaines : « C’est les Tribals 2 blablabla, ils ont finit premier de leur poule blablabla, ils ont une autre équipe en Top 14 FFSE blablabla »

Alors, finit de rigoler c’est ça ?

D’une part, personne ne pouvait présager que leur fief était une sorte de Marcoussis II.

Quand on a découvert les multiples terrains synthétiques, les beaux vestiaires, le clubhouse en marbre avec l’écran qui diffusait le match qui avait été FILME par un de leurs collègue ; le cuistot qui nous préparait après le match de délicieux sandwichs merguez avec la bière qui va bien, et tous ces élégants rugbymen d’en face qui se délectait de la retransmission de leur propre match en veste de costard avec l’écusson « Tribal XV », excusez-moi du peu, on avait alors compris que nous n’étions pas tombé sur des marcassins de six mois.

Mais pire encore, quand nous avons découvert que sur notre banc de touche avant l’engagement, qu’un grand bol garni de quartier d’orange prédécoupés nous était offert, tout ceci prenait l’allure du dernier repas d’un condamné.

Un peu comme si quelqu’un nous tendait gentiement un tube de vaseline en prison avant de nous violer sous la douche.

Le coach et les maillots sont arrivés plus tard que l’équipe ; pour nous divertir et nous faire patienter dans le vestiaire, notre capitaine nous ravissait du spectacle de ses testicules, si grosses qu’on aurait pu les confondres avec des ballons taille 4 un peu sous gonflées.

« A l’école on l’appelait Rotschild » Soulignait Ben Travolta.

xv de la crampe - match ffse

Et le match dans tout ça ?

Bien enervés et déterminés à ne pas se laisser faire par les gros loubards d’en face, l’entame du match a été copieuse.

On court, on plaque, on change de coté, ça déblaye, ça attaque, ça défend, enfin une sortie, et le cœur qui monte dans les tours.

C’était un gros combat d’orgeuil à l’avant, on voulait imposer notre rythme face a des fouineurs et des chapardeurs de ballon, qui allaient à la faute et nous y poussaient aussi.

Tant et si bien que sous la pression nous avons concédés une pénalité bien placée pour eux, du sang froid messieurs, il nous fallait du sang froid, 0 à 3.

Mieux organisés, nous avons peu de temps après pu concluer une belle phase de pick n go par un essai merité, pas de transfo, 5 à 3.

Roublards dans les rucks, mon bras a été retenu sur la balle par un coquin d’en face, ce qui m’a vallu un carton, c’est le jeu.

Cela n’a pas empêché Louis la galette (après un laché de renard) de produire une belle échapée sur une ouverture sur le petit coté, énième essai du bonhomme dans la compétition, 12 à 3.

Ayant un peu trop faim de ballon certainement, on s’est même payé le luxe de leur accorder une pénalité avant le coup de sifflet, 12 à 6.

A la seconde mi-temps, l’effectif a été lourdement remanié, créant quelques confusion dans l’organisation.

De belles actions n’ont pas été récompensés, frustrés, la Crampe commença à retomber dans ses travers. Sur le reculoir, sanctionnés pour nos erreurs, nous avons écopé de deux essais. (12 à 11 puis 12 à 16)

La mayonnaise ne prenait pas, bien dommage car le temps de jeu était peuplé de multiples réalisations individuelles exemplaires, aussi bien en attaque d’en défense.

Saluons au passage le sacrifice de notre numéro 20 qui s’est pris un joli KO technique en défendant son poste, belle prestation.

joueur xv de la crampe - rugby ffsexvdelacrampe- joueur-rugby

Petite pénalité pour sceller le sort, 12 à 19. C’est le jeu de la vie, mais ce match nous a permis de voir au clair nos faiblesses et nos forces, face à une équipe plus lucide certainement.

Reunissons nos talents, soyons patients, et les futurs matchs pourraient joindre la victoire à l’agréable.

Force & Honneur et puis Saucisses.

Bastard

 

 

 

 

 

Les Contes du XV de la Crampe – Chapitre I -Rugby FFSE

A l’heure ou je vous écris, les grands ingénieurs du XV de la Crampe se remettent de l’entrainement rugueux de la veille.

Un entrainement d’une rare intensité pour un club amateur de rugby FFSE, sous l’égide de Coach Pain, le tyran des Sports Bière et Loisirs que nous sommes.

Ajouté à cela que nous jouons désormais régulièrement sur un terrain synthétique éclairé.

Ce serait oublié que nous reposons également nos miches grasses sur une confortable assise de 4 victoires d’affilée pour ce début de saison, de mémoire de Crampiste, surtout d’Enarque de 2ème latte, c’est ce que l’on peut qualifier de jamais-vu.

Il faut dire que la Crampe début 2015, bah c’était pas vraiment ça hein.

xv de la crampe

 

De Janvier à Mars, nos séances de practice dans la pénombre et la boue des Invalides ressemblaient plus à des combats de poilus de la WWI évitant à tout prix les tirs d’obus.

Défaite contre les Servals, perdu de peu contre les Assoiffés et l’ASPTT, frustration et indiscipline étaient devenu les mots d’ordres du club.

Heureusement que Kronenbourg était toujours sur la feuille de match.

Puis est arrivée cette journée du 28 Mars, notre match sur la mythique mare aux cochons de Pantin. La veille, la Crampe était au bord du précipice.

Après les dernières défaites et la démobilisation de toute l’équipe, Mr Moriceau, Duc du Jambon, était à deux doigts de mettre la clef sous la porte, outré de n’être plus qu’un des seuls à tenter de « Réveiller la Crampe », et c’est ce que nous fîmes.

Après avoir dérangé une flopée de 50 inscrits dans leurs sommeils léthargique, nous sommes parvenu à aligner une équipe de 15,5 joueurs contre le club des Assoiffés, bien loti dans la division.

Ca avait l’air plutôt compliqué comme match, Gonzo partait à la mi-temps, son frère arrivait par le métro dans la foulée pour nous éviter de jouer à 14, mais nous avons tenu. Dans les cris, les râles d’agonie, les pets, la terre… 14 à 12.

Xv de la Crampe- Rugby amateur Paris FFSE

Au sein des collègues ça signifiait un peu plus qu’un simple match, on savait qu’on avait juste à se remuer le cul pour que ça puisse fonctionner.

S’en suivit une seconde victoire fédératrice contre Air France (25 – 17) et un barbecue d’après match mémorable ou nous avons chantonné de douces mélopées, la gueule avinée.

Joli mois de Mai, les lucioles, les cigales, la clope, tout ça tout ça.

Et là ça s’est emballé.

Quart de final contre les Servals le 6 Juin, sur le pré à chèvres du Polygone. Le soleil plombe et les Servals sont contraints de jouer à 15 contre une armée de Crampistes, on aurait dit nous il y a peu. 15 bonhommes tout frais qui mettent deux trois essais en contre, 8 remplaçants près à en découdre, des supporters qui tapent sur des bouteilles en plastiques, toutes les conditions étaient réunies, mais voilà.

L’arbitre sifflait des breaks pour la flotte, en plein caniar nos cœurs de fumeurs battaient la chamade, et les jeunes biches d’en face on finit par avoir raison des fiers sangliers.

 

Seconde leçon de l’année : Il faut s’emballer, mais pas trop.

Fin Septembre ce fût l’heure pour nous de faire connaissances avec les nombreuses nouvelles têtes du club, à l’occasion de notre faste week-end d’intégration en champagne : Paintball, crossfit, bière, pizza, bière, pot au feu, bière, pétanque, sodomie, bière, ballon, entrainement, bière, discours, bière.

 

En effet, après des campagnes de comm’ intensives nos effectifs ont été renfloué comme il faut, tant et si bien qu’on ne connaît même plus les noms de la moitié des joueurs aux entrainements.

La fouge des nouveaux, mêlée à la sagesse des anciens, conjugué aux belles préparations de Coach Pain, nous ont permis de manger des petits lionceaux (XV du Lion 29-3) ; marcher sur des épines (Epinay 47-9) ; esquiver la déclaration d’impôts (les Imporruptibles 17 – 5) et de tout comprendre avec les All Blacks de chez Free (Ecole 42, 32-7)

Premier de notre poule du challenge rugby FFSE (le délicieux Pack XXL), on continue de rêver.

xv de la crampe - rugby - ffse - amateur - challenge rugby

Une vingtaine de joueurs à chaque match, on a parfois besoin d’un coach pour occuper les remplaçants, enfin bref le visage du XV de la Crampe est en train d’évoluer, mais nous ne sommes pas à l’abris d’une belle gueule cassée le 16 Janvier prochain contre une équipe mystérieuse : Tribal 2

Affaire à suivre.

No Pain – No Tartines

Force & Honneur

 

 

 

 

 

 

 

 

Les clubs de rugby affiliés à la FFSE

Les Grognards, la Drink Team, le XV de la Pinte, Les Assoiffés, le XV des Familles: ça ce sont des noms qui sonnent rugby de clocher ! Le challenge national de rugby, organisé par la FFSE, est une compétition où l’on est fier de son maillot, de ses couleurs et de son nom d’équipe d’autant plus quand il est aussi original ! Quand on crée son équipe on se lance d’ailleurs dans une compétition tacite avec les autres clubs ! Il faut trouver un élément qui caractérise l’esprit de ses joueurs… Et en sortir un nom qui fera entrer le club dans l’Histoire !

"Simple et raffiné comme un nom de club FFSE"
« Simple et raffiné comme un nom de club FFSE »

Vous connaissez le XV de le Crampe, venez découvrir les origines d’autres clubs de la FFSE avec de documentaire à lire avé l’accent du Sud même si on est à Paris !

Découvrez quelques clubs du challenge national de rugby FFSE

Les clubs inscrits à la FFSE ont des profils très différents bien qu’ils soient unis par la même passion du rugby amateur. Voici quelques portraits de clubs que nous avons rencontré, dont certains sont nos meilleurs ennemis, et que nous prenons chaque année plaisir à retrouver pour des derbies animés !!

Oval’Mines

Le club des anciens des Mines: Oval'Mines
Le club des anciens des Mines: Oval’Mines

Oval’Mines est l’équipe des anciens de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines, qui selon Wikipedia a pour vocation initiale d’assurer une formation à l’exploitation des mines, aux technologies et méthodes de gestion des industries associées, à savoir production/transformation d’énergie et de matières premières. Tout un programme !

Oval’Mines a été créé en 2011 pour rassembler les anciens élèves des Mines de tous horizons puisqu’il existe des établissements dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, Nantes, Douai et Alès. Bien sûr le club accueille aussi des joueurs n’ayant pas étudié aux Mines.

Pour le XV de la Crampe les Mines c’est le bourreau officiel, car l’un de nos premiers adversaires récurrents.  En 2 saisons: 3 matches dont 2 amicaux pour 3 défaites nettes dont une interrompue avant la fin pour éviter un massacre ! Pour l’anecdote ils venaient de s’offrir leurs maillots à rayures et n’avaient encore jamais gagné avec, nous leur avons offert une belle première fois ! En bref, Oval’Mines c’est une équipe de costauds avec quelques fins techniciens. Généralement ils ont de bons résultats ces bougres. Ils sont actuellement en D3.

On salue aussi la création de leur équipe féminines, les Oval’Minettes

Leur site internet et leur page Facebook vous permettrons de mieux les connaitre.

Le XV de la Moustache

Le XV de la Moustache est né en 2009 sous l’impulsion d’anciens élèves du Lycée Gerson dans le seizième arrondissement de Paris. Il regroupe depuis ses anciens élèves qui ont bien grandis.

Les moustachus s’entraînent et reçoivent dans leur fief de Meudon.

Les petits moustachus vainqueurs du challenge de D3 en 2013
Les petits moustachus vainqueurs du challenge de D3 en 2013

Que seraient les années 2010’s sans la moustache ? Pour le XV de la Crampe ce serait imaginer jouer sans l’un de ses meilleurs ennemis ! Des petits cons qui courent dans tous les sens avec leurs passes laser, qui vous rappellent à chaque fois à quel point vous avez vieilli ! En deux rencontres ce fut deux corrections à Meudon pour la Crampe. La première plus mémorable que la deuxième puisque la seconde fois on sait anticiper la fessée pour qu’elle soit moins douloureuse ! Heureusement on peut se soulager à chaque match en criant Moustachus, bouffeurs de C** !

Le XV de la Moustache c’est un très bon esprit, une équipe qui joue bien au rugby et qui a déjà un beau palmarès en FFSE: titre de Champion de D3 en 2013 et quelques belles phases finales. Ils évoluent actuellement en D3.

Consultez leur site internet et leur page Facebook pour connaitre les secret de leur moustache.

Les Pompiers du 78

On se sait pas grand chose de cette équipe créée en 1992. Assez discrète, tout en humilité, elle évolue en corpo depuis 1996.

Les Pompiers du 78
Les Pompiers du 78

Ce sont en quelques sortes les papas du challenge national de rugby. Mais avec de beaux physiques tout de même.

Pour le XV de la Crampe les Pompiers du 78 sont d’abord connus pour avoir élu domicile dans une galaxie lointaine, très lointaine: près des Mureaux, au stade d’Aubergenville ! Notre premier match s’était soldé par un entrainement arrosé au soleil pour cause de forfait. Le second match, probablement gagné par les Pompiers, a été un beau duel entre les gros des deux équipes qui essayaient de jouer au près, oubliant totalement leurs trois-quart qui durent se glisser entre les troisièmes lignes pour essayer d’exister. Les Pompiers c’est un avant tout un bon pack et quelques gros obligés de jouer trois-quart. Ils évoluent actuellement en D4.

Vous pouvez visiter leur espace sur le site FFSE et tenter votre chance pour les apercevoir sous les douches en casque.

Rugby Club 42

42: La réponse à la grande question de la vie, de l’univers et de tout le reste.

C’est le projet proposé par Xavier Niel et d’anciens dirigeants d’Epitech quand ils décident de créer la plus grande école informatique française. Ici aussi on peut dire Tout Un Programme !

Cette école atypique se veut collaborative et innovante. Mais pour fédérer des étudiants il faut savoir aussi s’appuyer sur des fondamentaux solides, peut être moins innovants, plus terroir, mais tout aussi chargés de valeurs. C’est le but d’Aurélien, le président-coach, quand il a fondé le club de rugby de l’école en 2014.

Pour le XV de la Crampe 42 est le sparring partner des débuts. Une équipe, rencontrée par hasard à Bagatelle pour l’un de ses premiers entraînements, qui a pu se tester face à nos brutes de crampistes. Ce fut même plus tard la seule équipe à avoir partagé le maillot avec la Crampe à l’occasion d’un amical tragique contre Oval’Mines -relaté précédemment dans cet article. Avec ses quelques beaux bébés et ses gazelles ils ont de quoi devenir l’un des rivaux du XV de la Crampe: nous avons hâte de les croiser enfin en match officiel !!!

Leur page Facebook et leur espace sur le site de la FFSE que nous citons malgré la peur d’attirer leur attention et de nous faire hacker notre site.

Entente Sportive Renault Rugby

Entente Sportive Renault avec ses deux équipes
L’Entente Sportive Renault Rugby avec ses deux équipes

Créée en 2000 l’Entente Sportive Renault Rugby est l’équipe qui réunit les salariés de notre cher constructeur automobile national, et non pas les fans de Renaud comme nous le pensions initialement.

Ce qu’il faut savoir à propos de L’ESR c’est que ce club, aux deux équipes FFSE qui s’entraînent à Meudon, vient de quitter la FFR pour rejoindre la FFSE. En FFR, l’ESR a une très belle vitrine avec des titres remportés dans plusieurs compétitions sur quinze ans.

Pour le XV de la Crampe Renault c’est une équipe de briseur d’os avec de vrais joueurs de fédéral qui jouent piliers ou 12 d’un match à l’autre. Notre seule rencontre à Meudon s’est passée comme dans un rêve: avancée de plusieurs mètres à chaque impact, multiples crochets de troisièmes lignes jouant à l’ouverture, passes vrillées de vingt mètres dans la course… Sauf que nous n’étions pas l’équipe qui écrase l’autre mais bien celle en face qui essaye de tenir jusqu’à la fin du match ! On se souviendra aussi de leur capitaine qui malgré son embonpoint s’est fait quelques plaisirs dans notre défense. En bref, Renault ce sera bientôt la première division FFSE.

Pour découvrir la nouvelle gamme de joueurs rendez-vous sur leur site et leur page Facebook.

Les Assoiffés

Créé en 2001 le club des Assoiffés est le véritable Némésis du XV de la Crampe.

Nous ne savons rien de se club qui évolue lui aussi aux confins de la foret de Meudon. Mis à part que sa réputation pour les superbes barbecues d’après matches n’est pas usurpée.

Toutefois quand on en vient au jeu c’est 3 matches pour 3 défaites du XV de la Crampe. Mais quelles défaites amères ! Jamais les Assoiffés n’ont réussi à gagner par plus de cinq points. Nos rencontres ont été les plus serrées jamais jouées: 12-15, 10-5, ou 12-7. Personne ne se souvient vraiment des scores mais tout le monde se souvient de l’âpreté des combats, des débuts de bagarres et du mauvais esprit de chaque coté. Le paroxysme fut atteint lors du quart de finale de fin 2014 où les Assoiffés ont su reprendre l’avantage pour s’imposer malgré les coups de butoir de la Crampe jusqu’aux dernières secondes. A moins que ce soit lors du premier carton rouge reçu par les Crampistes en 2015. Quoi qu’il en soit les Assoiffés ça ferme le jeu avec une rare efficacité dans les moments chauds pour s’assurer la victoire. Et on à hâte de les retrouver pour un derby so hot à Meudon.

Découvrez la seule page disponible parlant des Assoiffés… ce qui renforce le mystère qui les entoure avouez-le.

C’est la fin de notre première série d’article narrant les aventures du XV de la Crampe. N’hésitez pas à parcourir les archives de notre blog et à vous inscrire à la page Facebook du club !