Les contes de la Crampe

Ce samedi d’Avril, il faisait beau à Pershing, ce qui augurait des jours meilleurs pour le XV de la Crampe.

 

Restés sur deux défaites consécutives, les Crampistes se devaient d’inverser la vapeur pour assurer leur qualification en phases finales. Qualification qui n’était pas une certitude, les Verts et rouges pointant à la 4ème place de la poule. Mais les crampistes n’avaient pas dit leur dernier mot : forts d’un mercato hivernal digne du RCT, ils avaient la victoire à portée de main, mais surtout besoin de se rassurer parce que quand-même, si on n’est pas meilleurs qu’eux, certains avaient été plus forts que nous.

Le soleil brillait donc à Pershing, et le pré choisi pour accueillir la rencontre était dans un état des plus médiocres, c’est-à-dire tout à fait satisfaisant pour cette bande de bras cassés que nous sommes. Après un coup d’envoi plutôt bien maitrisé, voilà les Blazers qui décidait de camper de notre côté du terrain, et qui par moment semblait même vouloir sortir le barbecue dans nos 22. Que manqua-t-il aux Blazers pour ouvrir le score ? Certains diront des cannes, d’autres des bras, d’autres enfin diront du talent. Le XV de la Crampe ne faiblit pas et réussit tel Jeanne d’Arc à bouter les Anglais de l’autre côté de la ligne médiane grâce à un beau jeu au pied.

Quelques plaquages plus tard, voilà Aurélien qui aplatit le cuir dans l’en-but  au prix d’un jeu de passe (qui l’eu cru ?) bien rodé. Il était suivi de peu par Louis bien en jambe, qui après une Q bien exécutée aplatissait à son tour. A la mi-temps, le XV de la Crampe menait donc 3 essais à 0.

Au sortir des vestiaires, les Blazers pensaient pouvoir toujours revenir au score. Après un bon travail des avants, Simon douchait leurs espoirs en plantant un essai sous les poteaux, mais, bien en jambes, ils nous redonnaient la pareil en mettant un essai casquette en bout de ligne, bien que deux mains Crampistes étaient en dessous, mais l’arbitre dans son choix souverain décidait de l’accorder. Les Crampistes se remobilisaient, et remontaient la balle au milieu du terrain quand une bagarre d’ailiers éclata. Une belle esquive digne de Tony Yoka et deux biscottes plus tard, voilà le XV réduit à XIV reparti à l’attaque pour tuer le match, avec deux essais dans les 15 dernières minutes. Le premier de Nico qui nous a ressorti une course Légendaire (sans les cheveux), puis encore Louis après une Q, , mais finalement refusé par l’arbitre. Etienne vient ensuite sceller la victoire, permettant aux deux équipes de se quitter sur le score final de 31 à 5.

Publicités

Les Contes de la Crampe – Episode final : L’Ultime Combat.

finale-10

Cher docteur,

Voilà l’année est passée, le championnat est terminé, je vais pouvoir tenir la promesse que je vous avez faite : celle d’arrêter ce sport de débile.

Vous aviez bien eu raison concernant ma cheville : je me suis pris des bons coups dedans à Epinay pour la demi-finale, ce qui n’a pas arrangé les choses, mais c’était une vraie bonne bagarre.

D’ailleurs j’aurais surement un collègue du club à vous confier pour un diagnostic, car je n’ai toujours pas compris comment on pouvait être à mi-temps architecte et punk-à-chien-sans-chien.

Celui que l’on nomme « Chasseur » a la vie intérieure trouble, cumule sens du jeu et passé sportif avec celle du plus ardent des Ultras de la Crampe.

Il était bien la dernière des personnes que je m’attendais à croiser quand je me suis pointé au stade avec trois quarts d’heure d’avance le matin du match contre le RC Epinay,

et pourtant il était bien là.

Certains membres du staff du club local m’ont confié l’avoir vu dormant au pied d’un arbre, je l’ai pour ma part retrouvé, deux packs de bières sous les bras, la mine des grandes heures du Macumba été ’86 et l’haleine d’un pot de sable remplie de clope des Intervilles de Dax 2009.

« Ça va enculé ? » en signe de bonjour, visiblement il n’était pas sur la feuille de match.

Quoique docteur, croyez-moi ou non, mais on en a fait jouer des biens pires : en ce moment nostalgique de la fin d’une année ne peut m’empêcher de me remémorer un certain Adeline in the Sky qui, sorti de la Concrète, a joué n°3 en première mi-temps et ailier en seconde.

Je sais docteur ce que vous allez me dire sur l’usage des produits stupéfiants, mais il n’empêche que parfois on ne peut nier que les résultats sont bluffant.

Mais revenons à cette demi-finale.

Là c’était la cour des grands, là il y avait un stade, des tribunes, des supporters avec des drapeaux RC EPINAY des cornes de brume tout… et nous avions nous UN supporter.

UN homme pour nous supporter tous,

UN homme pour nous réunir et nous mener à la victoire :

Notre chasseur trônait fièrement en haut des marches, faisant fi de l’infériorité numérique implacable, (nb : il s’était installé ici après s’être fait expulser car il traitait les joueurs de l’équipe adverse de petites pédales sur le bord du terrain.) rien n’entamait son enthousiasme : « Arbitre, voleur de poule ! Allez bandes de fiottes vous savez pas plaquer ! Faut qu’je vienne pour que vous avanciez ou quoi ? CHIENS D’TALUS ! » Etc, etc…

La question que l’on est en droit de se poser cher docteur est bien évidemment est-ce que l’issue du match aurait été la même s’il n’avait pas été là ? – Comme l’a si bien dit Descartes : « cogito ergo sum – je cogite donc j’ai le seum. » Donc arrêtons de penser.

Un match de chiens de talus, je ne vois pas de meilleur terme pour le définir, j’avais un essuie-glace pour le sang, mais bien mes yeux et mes poings pour participer à une belle générale digne d’un album d’Astérix, les bons prétextes en prime.

Pour la première fois, nous étions en demi-finale,

Pour la première fois, nous avons gagné une demi-finale,

Pour la première fois le chasseur a failli pisser sur un gamin qui jouait avec sa corne de brume en rétorquant « ta gueeeuulle toaaaa »

Pour la première fois nous allions préparer une FINALE.

Mon cher docteur, je ne sais pas si cela ne le faisait qu’à moi, mais mon corps se vidait ce matin-là de tout ce que je pouvais consommer : la moindre gorgée d’eau était pissée, la petite banane était chiée, et la bite euh non.

Une finale en fait c’est un peu comme une fête ou on n’a jamais été convié, comme si on vivait dans un épisode d’Harry Potter sans Quidditch (c’est pas viril Harry Potter bordel !) – Ou comme une vidéo de Jacky & Michel sans y voir ta mère. (voilà.)

On se serait cru à un oral de Bac, mais en équipe, avec des mecs qui révisent partout « Meeerde faut que j’apprenne à faire une passe vrillée j’ai fais l’impasse ! » – trop tard.

finale-1

Plus sérieux qu’à Twickenham.

On a vu TOUTES les équipes en finale de TOUTES les divisions, d’ailleurs au passage, il y a vraiment des clubs qui ont des maillots de chiotte, mais je ne suis pas là pour critiquer.

finale-3

(Pour connaître le nom du club qui a le plus beau maillot de baltringue de toute la FFSE, likez l’article !)

On était nombreux, soudés, fort comme jamais, ce qu’il y a de sûr et cette fois-ci sans déconnade, c’est que notre groupe en pleine mutation, sera différent pour la saison prochaine, finir par un événement comme celui-ci, il n’y avait pas mieux.

Le bureau avait voté en 2016 pour un maintient en D6 afin de constituer une team combattive, cette équipe a battu toutes les autres. Et c’est pas moi qui le dit, c’est les CHIFFRES.

Docteur, on a eu cette fois un bon laps de temps pour s’entrainer, on est pas arrivé au Bac sans nos fiches Bristols, nan nous étions organisés, sérieux, peut-être aussi grâce à la potion magique de notre druide Ventolinix, qui nous a permis de résister face au camp de Babaorum.

finale-4

Ça commence à transpirer du front.

 

Car en face on en a vu du beau légionnaire, du vétéran, du gras, du velu du puissant, et ça a fait mal.

Fébrile au milieu de cette arène, arrangés par une foule supporter délurés, nos femmes, nos familles, nos clébards, et tout un tas d’autres ingénieurs, la balle au départ ne trouvait pas son maître, elle circulait, tombait, partait en tout sens, et on a couru comme on ne devrait plus le faire à nos âges.

finale-7

Derniers mots avant le coup d’envoi, Louis bosse la déstabilisation de mêlée.

Pourtant, maintenant que l’ivresse de la victoire est quelque peu retombée, maintenant que les Champs-Elysées ne projettent plus nos visages sur l’Arc de Triomphe et que nos joueurs ne se prennent plus en photo partout avec leur médaille en chocolat, je n’ai en souvenirs que des bons moments de brute.

Je revois l’essai depuis une touche, un bon ballon porté de gros jusqu’à l’en but.

Je revois le pick n go jusqu’à l’essai, la course de Tibo qui mériterait bien quand-même qu’on lui fasse une petite gâterie, enfin un truc quoi, pas forcément sexuel, mais un truc quoi.

finale-9

Je nous revois à 12 contre 15 défendre et ne pas céder.

Je ressens encore cette volonté de ne rien lâcher, qui nous a fait garder la distance, malgré les blessures, malgré les cartons, jusqu’au coup de sifflet final, libérateur.

Je sais ce que vous m’avez dit docteur « Pour un niveau de rugby comme celui-là, à quoi ça sert de se détruire le corps ? »

Je sais que mon genou droit est dans un sale état, que ma cheville est raide, que j’ai des vertèbres et des cervicales qui tournent de l’œil.

Un si petit championnat, une infime récompense, une reconnaissance qui ne se reconnaît que pour nous, pourquoi continuer me direz-vous ?

Comme je vous l’avait dit docteur, ma décision est prise :

Pour un match comme cette finale je pourrais en rejouer des dizaines d’autres, dans la boue de Villeneuve, dans le fond d’un Sceaux, sous un caniar à Polygone, je suis prêt à revivre les passes à l’aveugle aux Invalides, les moments de doutes, les douleurs, les échecs à répétitions si nous restons ce que nous avons réussi à être dernièrement.

À notre manière, à notre niveau, et pour ceux qui nous ont vu, et aussi par les mots de Coach, nous jouons comme une équipe de rugby.

Et toute la nuance est là : une équipe de rugby n’est pas dans le niveau de chacun, elle est dans la cohésion des corps, et des têtes.

Alors docteur, si je vous écris, c’est pour renouveler mon ordonnance de Kétum, bandages, antidouleurs et vaseline (cette dernière, pour un usage professionnel uniquement)

Un très bon anniversaire à Juju, All Hail The President !

Un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu, qui se sont déplacé même s’ils ne jouaient pas ou ne pouvaient pas jouer.

Merci aux joueurs et à notre entraineur, nous avons vu je crois ce qu’il pouvait se produire, quand on consacre du temps au rugby.

Comme vous tous, j’attends l’année prochaine avec impatiente.

FORCE ET HONNEURS CHIENS D’TALUS !

Bastard.

finale-11

La fin des Vacances du Xv de la Crampe Rugby Club – Paris

Chers Crampistes,

Je vous écris depuis l’Islande où je crapahute dans des terres magnifiques mais bien inadapté au rugby. Ma plume glisse avec fierté sur ces quelques page pour vous annoncer le début de la 4ème saison du Xv de la Crampe.

xv de la crampe ffse paris( Bastar en train de “crapahuter » avec ces petits copains Islandais)

Je grimpe des sommets avec 20kg de poids sur le dos (ils sont ou les 20 kg ?? ) et je suis sûr que vous en faite tous de même pour la saison qui approche.

Assurément, vous devez tous nager avec des requins à Acapulco ou surfer avec les phoques du côté de l’Antarctique pour préparer votre galbe et votre stamina aux IMPACTS.

Rassurez vous, si ce n’est pas le cas et que vous êtes plus Ricard cochonnet que développé couché, il y a du bon qui se prépare pour la rentrée au Xv de la Crampe.

xvdelacrampe-club-rugby-apero

À commencer par le retour de Coach Pain qui vous fera bien regretter les paquets de clopes que vous avez bien sciemment consommé tout l’été, et votre embonpoint comptera les derniers jours de son existence.

entraineur-xvdelacrampe-coachpain-rugby-paris-amateur(Coach Pain en plein discours lors de notre dernier week end d’intégration ! #PLP On en profite aussi pour remercier JCB, notre sponsor casquette )

Un week-end d’intégration se prépare sous le sceau du plus grand secret pour fin septembre, de l’équipement neuf et saillant pour vos petites gambettes et vos fessiers de Tulagi sont également prévu.

Que du bon, comme cette saison qui a vu naître la preuve que le XV de la Crampe sait tenir les engagements qu’il se donne.

En effet, à la réunion de passation de pouvoir de début d’année, un sujet épineux a été traité : «devions nous nous buter pour passer en quatrième division du Challenge Rugby FFSE ou rester en cinquième et continuer à bouffer comme des gros lards et à picoler ?» À force de débat et de pressions blondes nous sommes parvenu à nous entendre sur le fait qu’un maintient en 5ème pouvait convenir à tout le monde.

 

Un débat plus houleux que la Cop21.

apéro- rugby-xvdelacrampe-club

 

Et je peux aujourd’hui fièrement vous annoncer qu’après s’être fait successivement défoncé par  la société générale, les servals, les tribals et autres équipes d’énergumènes hyperactifs, et après avoir achevé quelques équipes d’êtres maladifs et sclérosés, notre maintient en 5ème division  FFSE est assuré !!!

Quelle joie et quel soulagement.

Fiers de nos valeurs et de notre palmarès, la Crampe est aujourd’hui prête à accueillir à bras ouvert de nouveaux bras cassés rigolards avec comme on dit «les genoux dans la boîte à gants» pour venir grossir nos rangs.

D’autres articles, d’autres informations sur les inscriptions et les événements organisés suivront cet article.

Pour tout renseignement complémentaire n’hésitez pas à consulter le splendide site de la Crampe (liens direct disponible sur le site de Jacquie et Michel pour les connaisseurs)

F&H

Bastard du Xv de le Crampe

Club Amateur de Rugby et de Rigolade / Challenge Rugby FFSE PARIS

Les Contes de la Crampe CHAPITRE VI – TU LA KIFFE MA RENAULT ??

Je profite tout d’abord de cet article pour rendre un petit hommage à notre capitaine, souvent cité dans les précédents papiers, qui a fêté il y a peu son anniversaire.

capitaine-xvdelacrampe-rugby-ffse-amateur.jpg

Charisme, leadership naturel et verve vive ont marqué ses années de capitanat par des actions et des discours mémorables.

J’en veux pour preuve ce concept inculqué, rabaché, et martelé à chaque match, qui résonne désormais comme une évidence pour nombre d’entre nous dans les cavités et interstices creux de nos caboches :

« Faut pas enculer son pote. »

Dans un premier temps, on pourrait se demander : « Mais dans quel contexte est-il possible que je sodomise mon camarade ? Je le souhaite le moins du monde ! »

Et pourtant :

  • Si t’as trop bu et fumé et que tu n’es pas capable de rattraper ton vis à vis,Si t’as préféré partir tout seul péter pour faire plaisir à ta zoulette sur le bord du terrain,
  • Si t’as pas été là pour défendre le petit ailier dévoré au sol par les loups d’en face,
  • Si t’as tenté de taper au pied alors que c’est des polygones que tu as dans tes chaussures,
  • Si t’as réussi à laisser tomber une balle que tu avais déjà rattrapée,
  • Si tu t’es trompé de ligne pour aplatir,
  • Si t’as dit « J’ai » alors que tu n’as jamais eu.

Et bien tout ça, c’est déjà quelques occasions de coït anal forcé.

enculepassonpote-rugby-xvdelacrampe.jpg

Tous ceux qui se reconnaitront comme moi dans ces erreurs, ont en mémoire les regards de leurs congénères, ces regards pétris d’un sentiment de trahison et d’amour déchu, ces regards qui disent « on croyait en toi, Bobby », et qui hantent nos sommeils, comme dans Mystic River.

Après ce match difficile, trop difficile, je dis stop à la sodomie :

  • L’enculade est souvent un manque d’altruisme et de réalisme
  • L’enculade, c’est la triste victoire de l’individualisme
  • L’enculade, c’est Twitter, Instagram, et une passe dans les chaussettes.

 

Bon, le match maintenant.

Comme souvent dans ce genre de rencontre, l’enthousiasme et l’engouement s’expriment dans les premières minutes, même dans la première action qui dure généralement bien plus longtemps que les autres.

Seulement là, c’était un match avec un peu d’enjeu à la clé, le gagnant n’affronterait pas les premiers de la poule en quarts, alors des actions longues, il y en a eu.

Une action de plus de deux minutes même saluée par le corps arbitrale, ça devait être franchement top, mais la remarque fleurait bon le « pas mal les gars, pour votre âge. » #smile #lol.

Les Crampistes ont tout de même pris leurs marques dès le début, Renault dans la première demi-heure n’était pas très agressif.

Un premier essai voit le jour sur une percée habituelle de M. Bouyer, appuyé par Jeannot.

Sur la ligne d’essai, Arnaud, au four et au moulin durant ce match conclu l’action.

Micka transforme sans peine. 0 – 7.

Un peu plus tard une initiative personnelle permet à Jeannot d’alourdir le score, se faufilant dans la ligne adverse qui ne parvient pas à le saisir. 0 – 14.

A l’approche de la mi-temps, ça chauffe beaucoup plus pour nous.

Les Renault blanches attaquent à de multiples reprises, en plusieurs occasions nous avons manqué de peu de nous prendre bien plus de points, mais ça tient, et la mi-temps est sifflée.

equipe-rugby-club-amateur-xvdelacrampe.jpg

Deux semaines de clope sans sport ont eu raison de mon état général, je suis lent, mou. Bryan édifie un joli mille-feuille de vomi à côté du banc de touche, moi qui voulais son maillot, je repasserai.

À la reprise Edouard et Arnaud signent une belle action sur réception du coup d’envoi, Edouard par en travers pour aller chercher le côté non défendu, Arnaud aplatit. 0 – 19, c’est bon pour le moral.

Petit carton pour moi, y’a pas de raison que ça change puisqu’on a toujours fait comme ça.

L’équipe commence à couiner, on marche parfois plus vite qu’on court, l’intensité et l’envie est toujours présente, mais l’on voit les effets du manque de préparation.

Renault finit par aplatir. 7 – 19, mais sur une passe décisive de Micka, Tibo nous met définitivement à l’abri d’une défaire 7 – 26.

Il était temps, car même si nous étions désireux de terminer sur un score plutôt propre, à la dernière seconde de la dernière action, la ligne de défense ne répond plus, c’en est trop pour les gambettes, 14 – 26.

L’objectif est atteint, on évite désormais une équipe trop forte.

Mais que nous apprend ce match ?

Comme l’a si bien dit Malcolm à la fin de la rencontre :

« Qué sé lé fizik qui manque, si ! »

Le physique, eh oui.

Cet article se veut donc également un appel à la

REMOBILISATION GENERALE

Pour ceux qui aiment se prendre au jeu du rugby. Premier fautif, je vais tâcher de m’entrainer, on doit en faire des burpees, même si c’est aussi chiant à faire que d’écouter François Hollande.

On doit courir, se buter, pourquoi pas s’entraîner au suicide en allant faire des chat-bites aux travlos de Boulogne et en repartir aussi vite, ça boosterait la VMA.

La Crampe n’a jamais franchi les quarts, nous avons cette année encore tout le temps, l’envie et les personnes sur qui l’on peut compter pour jouer le jeu. Pour être sûr de soi en mettant ses crampons et fier en les déchaussant.

Entrainement les copains, si vous ne pouvez pas venir, courez, sautez, faites l’amour, donnez-vous.

L’échéance approche.

F&H

 

Bastard.

 

Les Contes de la Crampe CHAPITRE V – GROGNONS CONTRE GROGNARDS

« Le plus dur, c’est de me dire que je vais devoir me branler avec l’autre mains. »

C’est sur cet aveu poignant que le président du club me laissa pantois au volant, sur la route nous menant à l’hôpital suite à sa blessure.

Reprenons depuis le début : 3 arbitres pour ce match au camp des Loges, dont deux officiels, sanctions immédiates, avertissements, rappels, je ne sais pas si on a trop fait les cons aux autres matchs, mais on dirait bien qu’une des deux équipes (ou les deux) était dans le collimateur de l’arbitrage.

match-rugby-xv-de-la-crampe.png

12h15 : Coup d’envoi, on a l’air en forme.

A la 5’’, nos percées et nos rucks sont plutôt efficaces, amenant l’équipe adverse à la faute.

Suite à une mêlée au centre du terrain, Xavier (12) trace tel un Somalien avec un ticket de cantine et trouve Adrien (9) sur la ligne des 5, il aplatît sans difficulté, bonne entame.

La belle patte de Maximilien Bibinesson dévisse légèrement et la balle passe à droite des perches, 0 – 5.

Faute avouée, tout de même sanctionnée. Ce n’est pas la discipline qui règne dans nos rangs et nous écopons rapidement d’une pénalité en défendant notre camp, heureusement ça ne passe pas 0 – 5.

Pas de quoi décourager les envolées d’Edouard (5) qui à la 8’’ dévie une touche adverse dans un élan à l’instar d’un dunk de SpaceJam (respectez l’arbitre et mes références.)

touche-match-amateur-rugby-ffse

Semant la confusion dans le régiment d’en face, nous récupérons une mêlée.

La balle circule allègrement sur l’aile et c’est notre Speedy Gonzales bien piqué à la coca de Caracas (Juan – 14) qui distance la défense et inscrit.

Max Morisson trouve le chemin de la transformation, nous restons donc à ce stade à la merci d’un coup de Trafalgar, 3 – 12.

La vieille garde réagit dans un sursaut d’orgueil, prenant la ligne d’arrière de court, marque et bonifie, merde. 10 – 12.

Aux alentours de la 20’’, les charges successives en pick’n’go portent leurs fruits, puisqu’une faute sifflée sur la ligne des 5 permet à Félix (8) de jouer à la main et sans coup férir de placer le cuir derrière la ligne entre les miches adverses. 10 – 17.

 

essai-rugby-ffse-.png

« Le priapisme, c’est l’optimisme. » Confiera-t-il après le match à Clémentine.

La 30’’ est malheureusement marquée par la sortie sur blessure de Max Morisson, cet homme fiste à tour de bras (c’est le cas de le dire) et dans l’exercice de son art, a certainement été confronté à un point de rupture.

« C’est pourtant un geste que j’ai beaucoup répété, préparé, peut-être trop. »

Adresse-t-il en off à la presse.

« Ma convalescence sera peut-être l’occasion de détendre un peu le tout. »

joueur-xv de la crampe.png

Pour ce qui est de la seconde période je n’en ai rien vu, mais il y a dû y avoir logiquement un essai pour la Crampe 10 – 22 et un essai pour les Grognards 17 – 22, qui selon les dires ont été menaçant jusqu’au bout.

La victoire a couté cher, des blessés de chaque côté, le match fut long, laborieux et haché, mais c’est dans la bonne humeur que les gaillards se sont retrouvé pour une troisième mi-temps sertie de cochonnailles et de bière, la base.

« Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. »

Proverbe africain

victoire-xvdelacrampe-ffse.png

LES CONTES DE LA CRAMPE – CHAPITRE IV : CRETEIL SA MERE

CRETEIL SA MERE

Alors attention ! Ça va aller vite !

Article spécial aujourd’hui, puisqu’il va rendre hommage à un de nos joueurs : Matthias Ecker, qui passe en ce moment-même quelques examens suite à une perte de connaissance post match.

On pense à toi Matthias et on espère que tu te remettras vite et bien.

C’est pourquoi dans cet article vous serez plongé dans le désordre cérébral d’une personne qui s’est bravement fait marcher sur la gueule, vous allez tout comprendre, qu’est-ce que ça fait d’avoir les mains à la place des pieds et d’avoir l’impression qu’un hamster court sur sa roue dans votre tête.

« Putain il est 14h00 les gars ! On avait match à 13h30 ! Grouillez-vous merde ! »

Ouais bah ça va hein, ok on arrive en retard avec les maillots mais c’est CRETEIL BORDEL !

C’est le bout du monde ! D’ailleurs personne n’habite à Créteil, y’a juste des lacs et des passages piétons à Créteil ! Alors faites pas chier !

Et paf ! Dix minutes plus tard on trottine « des chiens de la casse on doit être » qui dit le capitaine.

Ok on va être des iench’ de la casse, et cette fois on va éviter de péter le carrelage des vestiaires avec nos têtes avant le match, ça n’avait pas servit à grand chose, faut essayer des trucs.

« Triiiiit ! » L’arbitre siffle, ils engagent sur nous, trop court, à refaire, BOOM ! C’est ça la pression MA GUEULE !

Et vas-y que ça se rentre dedans, on était conditionné pour se coltiner les gros gaillards du RC MONTROUGE, mais au final ça fleurait bon la tendresse, sur une douce prairie abreuvée d’un doux soleil de fin d’hiver.

Ah je peux vous dire qu’on rigole plus, on a des COMBINAISONS maintenant !

BLEU : Ca veut dire que tu mets la gueule ! BLANC : Ca veut dire que tu remets la gueule ! ROUGE : Ca veut dire que tu remets encore la gueule  !

Et ouais ! Vous croyez qu’on allait divulguer nos secrets comme ça ?

J’dirais rien moi, y’a que PSA qui balance les copains.

On sait jamais, dès fois qu’il y ait un fennec de Servals qui pointe son museau par ici 🙂

Bien essayé, furet !

Et BIM ! Suite à une bonne percée du capt’aine qui laisse derrière lui deux veuves pour l’équipe adverse, la belle guêpe dégarnit de Thibaut Masson s’envole et virevolte dans la défense ! « ZZZZZZZZZZ » et vient dépuceler l’en-but, le précieux nectar entre ses pâtes, que c’est beau, que c’est beau.

« Eh Morice ! Fais Biggar ! Enfin le steak haché quoi ! Ça va on rigoooole »

La transformation paaaasse 7-0 pour la Crampe.

Bon après crick crack bim boum on s’en prend un 7 – 5.

Doublé à saluer de notre 9 Xavier bien servit par son 8 préféré Jeannot.

Très bonne percée également de son homologue au même poste, Adrien, très en jambe visiblement.

On doit en être à 14 – 5 là.

Notre 10 Rapha ne s’est pas économisé non plus ; manœuvrant de paire avec Pinoch’, Thibaut et Louis pour un fantastique redoublé, on se serait cru à la télé, la ligne de touche en moins.

Edouard en 5 confirme son statut de maître des airs, cette grande tige portée par de solides avants doit être visible jusqu’à Quiberon.

Bon, Martin en 15 a trouvé une touche d’à peu près 24 cm, ce n’est pas ce qu’on doit retenir mais c’est marrant quand-même.

Très bon rythme de match, pas trop de déchet, mais ils en mettent un ah non ! Là ça fait 14 – 17 pour eux ah non !

Là ça va pas ! Ceci dit, laisser notre pauvre Thibaut Lopin seul sur le petit coté face à trois adversaires c’était un peu tendu.

Le moment était venu de remettre de l’ordre dans la baraque, grâce à ce speech dithyrambique qui restera dans les mémoires : « Moi j’suis là pour m’amuser, j’suis là pour les copains, j’suis là parce qu’on s’aime et pour qu’on s’aime, LOL ! »

Grâce à ces mots bien trouvés la Crampe ne se laissa pas faire ! Et re-essai ! 19-17, on se bagarre encore pour le plaisir d’être là, quel pied ce match.

Lalala on chante sous les douches, une photo, et du bonheur.

« Amat victoria curam »

La victoire aime l’effort.

Vivement la prochaine,

F&H – Bastard.

LES CONTES DE LA CRAMPE – CHAPITRE III : Prime de charbon à Villeneuve-Saint-Georges.

5 jours ont passé depuis le dernier match, et je pense l’avoir à peine finis de digérer, un peu comme après l’absorption un Kouign-Ammann entier, sans sucre.

Si vous nous aviez vus.

Si vous aviez vu cette bande de jeunes lions en cage, affamés, qui dans les douches se martelaient les épaules contre les murs pour se mettre dans le bain.

Si vous aviez vu cette meute de loup, prête à déferler sur un troupeau de brebis du service publique.

Qu’importait le froid ou la pluie battante, chaque goutte, chaque pas dans la boue, chaque claque au collègue semblait nous endurcir un peu plus.

Un effectif galvanisé par la volonté de rattraper l’échec contre les Tribals qui nous mettaient au pied du mur.

Pour aller en quart, fallait gagner.

Je crois même avoir vu des têtes contre tête dans les vestiaires.

Les mecs s’annihilaient mutuellement leurs dernières poches de conscience et d’intelligence.

C’est ça le rugby.

En touche t’as besoin de connaître ton alphabet, le reste c’est de la frime.

De surcroit un ancien du club nous avait fait l’honneur de sa venue : Arnaud Pourrière et sa doctrine devenue populaire, « hashtagisée » #PLP (pour les petites).

Un équilibre parfait avec votre vie professionnelle comme pour Arnaud, notre mentor à tous.

Un homme accueilli en grandes pompes par Louis qui lui fit respirer la charmante odeur de son épaulière, encore imbibées des suées des derniers matchs.

Vomi instantané. Le rituel devient coutume.

15 bœufs Charolais (AOC) la peau fumante sous les giboulées face à des composteurs de tickets, l’issue du match était évidente non ?

Et bien…

Et bien caca voilà !

Sur un terrain boueux ou la pluie n’a jamais cessé de tomber, ce fût un match pour le moins, étrange.

La balle surfait dans nos mains, et les gars en face étaient étonnement en jambe.

Contraints dès les premières minutes à défendre sur notre ligne d’en-but, à force de pénalité à 10 m, à force de rucks mal contestés (qui nous ont valu l’ouverture du score 0 – 3) il s’en est fallu de peu pour que l’entame soit désastreuse.

La balle avait heureusement finit par sortir, le temps de souffler, après ces premiers temps de jeux qui crament toujours les athlètes que nous sommes.

La SNCF disposait d’un bon alliage d’anciens lourds et puissants à l’avant et des ailiers qui verrouillaient instantanément nos tentatives d’ouverture, on ne pouvait en vouloir à personne, alors qu’est-ce qu’on fait quand ça ne rentre pas ?

On force.

Plusieurs belles percées dont le coup de grâce a été porté par notre capitaine.

Essai refusé, une main en dessous apparemment.

C’était notre temps fort, on devait marquer, plusieurs tentatives infructueuses, et même des relances à la main foirées, deux occasions d’essais manquées.

Alors bien sûr, ça fait rager.

Dans le vestiaire, il était temps de se mettre des baffes, les points on ne peut pas en mettre beaucoup il ne faut pas les manquer, seulement 0 – 3, c’est faisable.

Et pourtant à la seconde période, c’est le jeu de l’adversaire qui a primé.

Pris de cours sur une de leurs avancées, ils aplatissent, 0 – 8.

Mr Moriceau s’est fait stroumpfisé la rotule, un mec en face s’est fait subtilisé son épaule gauche par Mr Pourrière.

Un carton blanc de chaque côté, des mecs qui entre et qui sortent pour s’occuper des blessés.

C’était une cohue.

C’était rugueux sous cette pluie froide qui nous rappelait de ne pas s’arrêter de bouger.

L’incohérence commençait à gagner nos rangs, et pour couronner le tout, nous écopons d’un nouvel essai…de la part d’une équipe qui jouait à 16 contre nous.

On est déçu, on grogne, on braille, le plaisir de jouer fait place au doute et à la frustration de s’être déplacé pour subir cela, 0 – 13.

Alors que l’on rentrait dans les vingt dernières minutes, le combat commençait à faire jeu égal, un bon coup de genou dans le crâne me mets à terre.

Je me sens mou comme un gardon mais j’ai envie de jouer, on me sort, la fin du match est assez floue pour moi, il me semble que nous avons terminé à 0 – 18.

Qu’est-ce qu’on se dit après un match comme ça, petit club que nous sommes, de la FFSE, mais dont la défaite démoralise quand-même ?

On peut se rappeler deux citations :

« On prend goût aux douleurs que le rugby provoque. Un match qui ne fait pas mal est un match raté. » Walter Spenghero.

De ce point de vue, on a brillé.

« Le rugby c’est le sport ou l’on se rencontre, alors qu’ailleurs on se croise. »

Si les matchs n’améliorent pas nos scores, faisons en sorte qu’ils nous améliorent nous-même.

De l’audace, de l’entente et de l’envie naitront notre unité, et ainsi dans la victoire ou la défaite, nous auront le respect de l’adversaire.

 

F&H

 

Bastard.

 

Les contes de la Crampe – Chapitre 2 : Altercation chez les Tribals

Louis la galette m’avait dit il y a quelques semaines : « C’est les Tribals 2 blablabla, ils ont finit premier de leur poule blablabla, ils ont une autre équipe en Top 14 FFSE blablabla »

Alors, finit de rigoler c’est ça ?

D’une part, personne ne pouvait présager que leur fief était une sorte de Marcoussis II.

Quand on a découvert les multiples terrains synthétiques, les beaux vestiaires, le clubhouse en marbre avec l’écran qui diffusait le match qui avait été FILME par un de leurs collègue ; le cuistot qui nous préparait après le match de délicieux sandwichs merguez avec la bière qui va bien, et tous ces élégants rugbymen d’en face qui se délectait de la retransmission de leur propre match en veste de costard avec l’écusson « Tribal XV », excusez-moi du peu, on avait alors compris que nous n’étions pas tombé sur des marcassins de six mois.

Mais pire encore, quand nous avons découvert que sur notre banc de touche avant l’engagement, qu’un grand bol garni de quartier d’orange prédécoupés nous était offert, tout ceci prenait l’allure du dernier repas d’un condamné.

Un peu comme si quelqu’un nous tendait gentiement un tube de vaseline en prison avant de nous violer sous la douche.

Le coach et les maillots sont arrivés plus tard que l’équipe ; pour nous divertir et nous faire patienter dans le vestiaire, notre capitaine nous ravissait du spectacle de ses testicules, si grosses qu’on aurait pu les confondres avec des ballons taille 4 un peu sous gonflées.

« A l’école on l’appelait Rotschild » Soulignait Ben Travolta.

xv de la crampe - match ffse

Et le match dans tout ça ?

Bien enervés et déterminés à ne pas se laisser faire par les gros loubards d’en face, l’entame du match a été copieuse.

On court, on plaque, on change de coté, ça déblaye, ça attaque, ça défend, enfin une sortie, et le cœur qui monte dans les tours.

C’était un gros combat d’orgeuil à l’avant, on voulait imposer notre rythme face a des fouineurs et des chapardeurs de ballon, qui allaient à la faute et nous y poussaient aussi.

Tant et si bien que sous la pression nous avons concédés une pénalité bien placée pour eux, du sang froid messieurs, il nous fallait du sang froid, 0 à 3.

Mieux organisés, nous avons peu de temps après pu concluer une belle phase de pick n go par un essai merité, pas de transfo, 5 à 3.

Roublards dans les rucks, mon bras a été retenu sur la balle par un coquin d’en face, ce qui m’a vallu un carton, c’est le jeu.

Cela n’a pas empêché Louis la galette (après un laché de renard) de produire une belle échapée sur une ouverture sur le petit coté, énième essai du bonhomme dans la compétition, 12 à 3.

Ayant un peu trop faim de ballon certainement, on s’est même payé le luxe de leur accorder une pénalité avant le coup de sifflet, 12 à 6.

A la seconde mi-temps, l’effectif a été lourdement remanié, créant quelques confusion dans l’organisation.

De belles actions n’ont pas été récompensés, frustrés, la Crampe commença à retomber dans ses travers. Sur le reculoir, sanctionnés pour nos erreurs, nous avons écopé de deux essais. (12 à 11 puis 12 à 16)

La mayonnaise ne prenait pas, bien dommage car le temps de jeu était peuplé de multiples réalisations individuelles exemplaires, aussi bien en attaque d’en défense.

Saluons au passage le sacrifice de notre numéro 20 qui s’est pris un joli KO technique en défendant son poste, belle prestation.

joueur xv de la crampe - rugby ffsexvdelacrampe- joueur-rugby

Petite pénalité pour sceller le sort, 12 à 19. C’est le jeu de la vie, mais ce match nous a permis de voir au clair nos faiblesses et nos forces, face à une équipe plus lucide certainement.

Reunissons nos talents, soyons patients, et les futurs matchs pourraient joindre la victoire à l’agréable.

Force & Honneur et puis Saucisses.

Bastard

 

 

 

 

 

Les Contes du XV de la Crampe – Chapitre I -Rugby FFSE

A l’heure ou je vous écris, les grands ingénieurs du XV de la Crampe se remettent de l’entrainement rugueux de la veille.

Un entrainement d’une rare intensité pour un club amateur de rugby FFSE, sous l’égide de Coach Pain, le tyran des Sports Bière et Loisirs que nous sommes.

Ajouté à cela que nous jouons désormais régulièrement sur un terrain synthétique éclairé.

Ce serait oublié que nous reposons également nos miches grasses sur une confortable assise de 4 victoires d’affilée pour ce début de saison, de mémoire de Crampiste, surtout d’Enarque de 2ème latte, c’est ce que l’on peut qualifier de jamais-vu.

Il faut dire que la Crampe début 2015, bah c’était pas vraiment ça hein.

xv de la crampe

 

De Janvier à Mars, nos séances de practice dans la pénombre et la boue des Invalides ressemblaient plus à des combats de poilus de la WWI évitant à tout prix les tirs d’obus.

Défaite contre les Servals, perdu de peu contre les Assoiffés et l’ASPTT, frustration et indiscipline étaient devenu les mots d’ordres du club.

Heureusement que Kronenbourg était toujours sur la feuille de match.

Puis est arrivée cette journée du 28 Mars, notre match sur la mythique mare aux cochons de Pantin. La veille, la Crampe était au bord du précipice.

Après les dernières défaites et la démobilisation de toute l’équipe, Mr Moriceau, Duc du Jambon, était à deux doigts de mettre la clef sous la porte, outré de n’être plus qu’un des seuls à tenter de « Réveiller la Crampe », et c’est ce que nous fîmes.

Après avoir dérangé une flopée de 50 inscrits dans leurs sommeils léthargique, nous sommes parvenu à aligner une équipe de 15,5 joueurs contre le club des Assoiffés, bien loti dans la division.

Ca avait l’air plutôt compliqué comme match, Gonzo partait à la mi-temps, son frère arrivait par le métro dans la foulée pour nous éviter de jouer à 14, mais nous avons tenu. Dans les cris, les râles d’agonie, les pets, la terre… 14 à 12.

Xv de la Crampe- Rugby amateur Paris FFSE

Au sein des collègues ça signifiait un peu plus qu’un simple match, on savait qu’on avait juste à se remuer le cul pour que ça puisse fonctionner.

S’en suivit une seconde victoire fédératrice contre Air France (25 – 17) et un barbecue d’après match mémorable ou nous avons chantonné de douces mélopées, la gueule avinée.

Joli mois de Mai, les lucioles, les cigales, la clope, tout ça tout ça.

Et là ça s’est emballé.

Quart de final contre les Servals le 6 Juin, sur le pré à chèvres du Polygone. Le soleil plombe et les Servals sont contraints de jouer à 15 contre une armée de Crampistes, on aurait dit nous il y a peu. 15 bonhommes tout frais qui mettent deux trois essais en contre, 8 remplaçants près à en découdre, des supporters qui tapent sur des bouteilles en plastiques, toutes les conditions étaient réunies, mais voilà.

L’arbitre sifflait des breaks pour la flotte, en plein caniar nos cœurs de fumeurs battaient la chamade, et les jeunes biches d’en face on finit par avoir raison des fiers sangliers.

 

Seconde leçon de l’année : Il faut s’emballer, mais pas trop.

Fin Septembre ce fût l’heure pour nous de faire connaissances avec les nombreuses nouvelles têtes du club, à l’occasion de notre faste week-end d’intégration en champagne : Paintball, crossfit, bière, pizza, bière, pot au feu, bière, pétanque, sodomie, bière, ballon, entrainement, bière, discours, bière.

 

En effet, après des campagnes de comm’ intensives nos effectifs ont été renfloué comme il faut, tant et si bien qu’on ne connaît même plus les noms de la moitié des joueurs aux entrainements.

La fouge des nouveaux, mêlée à la sagesse des anciens, conjugué aux belles préparations de Coach Pain, nous ont permis de manger des petits lionceaux (XV du Lion 29-3) ; marcher sur des épines (Epinay 47-9) ; esquiver la déclaration d’impôts (les Imporruptibles 17 – 5) et de tout comprendre avec les All Blacks de chez Free (Ecole 42, 32-7)

Premier de notre poule du challenge rugby FFSE (le délicieux Pack XXL), on continue de rêver.

xv de la crampe - rugby - ffse - amateur - challenge rugby

Une vingtaine de joueurs à chaque match, on a parfois besoin d’un coach pour occuper les remplaçants, enfin bref le visage du XV de la Crampe est en train d’évoluer, mais nous ne sommes pas à l’abris d’une belle gueule cassée le 16 Janvier prochain contre une équipe mystérieuse : Tribal 2

Affaire à suivre.

No Pain – No Tartines

Force & Honneur

 

 

 

 

 

 

 

 

Les clubs de rugby affiliés à la FFSE

Les Grognards, la Drink Team, le XV de la Pinte, Les Assoiffés, le XV des Familles: ça ce sont des noms qui sonnent rugby de clocher ! Le challenge national de rugby, organisé par la FFSE, est une compétition où l’on est fier de son maillot, de ses couleurs et de son nom d’équipe d’autant plus quand il est aussi original ! Quand on crée son équipe on se lance d’ailleurs dans une compétition tacite avec les autres clubs ! Il faut trouver un élément qui caractérise l’esprit de ses joueurs… Et en sortir un nom qui fera entrer le club dans l’Histoire !

"Simple et raffiné comme un nom de club FFSE"
« Simple et raffiné comme un nom de club FFSE »

Vous connaissez le XV de le Crampe, venez découvrir les origines d’autres clubs de la FFSE avec de documentaire à lire avé l’accent du Sud même si on est à Paris !

Découvrez quelques clubs du challenge national de rugby FFSE

Les clubs inscrits à la FFSE ont des profils très différents bien qu’ils soient unis par la même passion du rugby amateur. Voici quelques portraits de clubs que nous avons rencontré, dont certains sont nos meilleurs ennemis, et que nous prenons chaque année plaisir à retrouver pour des derbies animés !!

Oval’Mines

Le club des anciens des Mines: Oval'Mines
Le club des anciens des Mines: Oval’Mines

Oval’Mines est l’équipe des anciens de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines, qui selon Wikipedia a pour vocation initiale d’assurer une formation à l’exploitation des mines, aux technologies et méthodes de gestion des industries associées, à savoir production/transformation d’énergie et de matières premières. Tout un programme !

Oval’Mines a été créé en 2011 pour rassembler les anciens élèves des Mines de tous horizons puisqu’il existe des établissements dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, Nantes, Douai et Alès. Bien sûr le club accueille aussi des joueurs n’ayant pas étudié aux Mines.

Pour le XV de la Crampe les Mines c’est le bourreau officiel, car l’un de nos premiers adversaires récurrents.  En 2 saisons: 3 matches dont 2 amicaux pour 3 défaites nettes dont une interrompue avant la fin pour éviter un massacre ! Pour l’anecdote ils venaient de s’offrir leurs maillots à rayures et n’avaient encore jamais gagné avec, nous leur avons offert une belle première fois ! En bref, Oval’Mines c’est une équipe de costauds avec quelques fins techniciens. Généralement ils ont de bons résultats ces bougres. Ils sont actuellement en D3.

On salue aussi la création de leur équipe féminines, les Oval’Minettes

Leur site internet et leur page Facebook vous permettrons de mieux les connaitre.

Le XV de la Moustache

Le XV de la Moustache est né en 2009 sous l’impulsion d’anciens élèves du Lycée Gerson dans le seizième arrondissement de Paris. Il regroupe depuis ses anciens élèves qui ont bien grandis.

Les moustachus s’entraînent et reçoivent dans leur fief de Meudon.

Les petits moustachus vainqueurs du challenge de D3 en 2013
Les petits moustachus vainqueurs du challenge de D3 en 2013

Que seraient les années 2010’s sans la moustache ? Pour le XV de la Crampe ce serait imaginer jouer sans l’un de ses meilleurs ennemis ! Des petits cons qui courent dans tous les sens avec leurs passes laser, qui vous rappellent à chaque fois à quel point vous avez vieilli ! En deux rencontres ce fut deux corrections à Meudon pour la Crampe. La première plus mémorable que la deuxième puisque la seconde fois on sait anticiper la fessée pour qu’elle soit moins douloureuse ! Heureusement on peut se soulager à chaque match en criant Moustachus, bouffeurs de C** !

Le XV de la Moustache c’est un très bon esprit, une équipe qui joue bien au rugby et qui a déjà un beau palmarès en FFSE: titre de Champion de D3 en 2013 et quelques belles phases finales. Ils évoluent actuellement en D3.

Consultez leur site internet et leur page Facebook pour connaitre les secret de leur moustache.

Les Pompiers du 78

On se sait pas grand chose de cette équipe créée en 1992. Assez discrète, tout en humilité, elle évolue en corpo depuis 1996.

Les Pompiers du 78
Les Pompiers du 78

Ce sont en quelques sortes les papas du challenge national de rugby. Mais avec de beaux physiques tout de même.

Pour le XV de la Crampe les Pompiers du 78 sont d’abord connus pour avoir élu domicile dans une galaxie lointaine, très lointaine: près des Mureaux, au stade d’Aubergenville ! Notre premier match s’était soldé par un entrainement arrosé au soleil pour cause de forfait. Le second match, probablement gagné par les Pompiers, a été un beau duel entre les gros des deux équipes qui essayaient de jouer au près, oubliant totalement leurs trois-quart qui durent se glisser entre les troisièmes lignes pour essayer d’exister. Les Pompiers c’est un avant tout un bon pack et quelques gros obligés de jouer trois-quart. Ils évoluent actuellement en D4.

Vous pouvez visiter leur espace sur le site FFSE et tenter votre chance pour les apercevoir sous les douches en casque.

Rugby Club 42

42: La réponse à la grande question de la vie, de l’univers et de tout le reste.

C’est le projet proposé par Xavier Niel et d’anciens dirigeants d’Epitech quand ils décident de créer la plus grande école informatique française. Ici aussi on peut dire Tout Un Programme !

Cette école atypique se veut collaborative et innovante. Mais pour fédérer des étudiants il faut savoir aussi s’appuyer sur des fondamentaux solides, peut être moins innovants, plus terroir, mais tout aussi chargés de valeurs. C’est le but d’Aurélien, le président-coach, quand il a fondé le club de rugby de l’école en 2014.

Pour le XV de la Crampe 42 est le sparring partner des débuts. Une équipe, rencontrée par hasard à Bagatelle pour l’un de ses premiers entraînements, qui a pu se tester face à nos brutes de crampistes. Ce fut même plus tard la seule équipe à avoir partagé le maillot avec la Crampe à l’occasion d’un amical tragique contre Oval’Mines -relaté précédemment dans cet article. Avec ses quelques beaux bébés et ses gazelles ils ont de quoi devenir l’un des rivaux du XV de la Crampe: nous avons hâte de les croiser enfin en match officiel !!!

Leur page Facebook et leur espace sur le site de la FFSE que nous citons malgré la peur d’attirer leur attention et de nous faire hacker notre site.

Entente Sportive Renault Rugby

Entente Sportive Renault avec ses deux équipes
L’Entente Sportive Renault Rugby avec ses deux équipes

Créée en 2000 l’Entente Sportive Renault Rugby est l’équipe qui réunit les salariés de notre cher constructeur automobile national, et non pas les fans de Renaud comme nous le pensions initialement.

Ce qu’il faut savoir à propos de L’ESR c’est que ce club, aux deux équipes FFSE qui s’entraînent à Meudon, vient de quitter la FFR pour rejoindre la FFSE. En FFR, l’ESR a une très belle vitrine avec des titres remportés dans plusieurs compétitions sur quinze ans.

Pour le XV de la Crampe Renault c’est une équipe de briseur d’os avec de vrais joueurs de fédéral qui jouent piliers ou 12 d’un match à l’autre. Notre seule rencontre à Meudon s’est passée comme dans un rêve: avancée de plusieurs mètres à chaque impact, multiples crochets de troisièmes lignes jouant à l’ouverture, passes vrillées de vingt mètres dans la course… Sauf que nous n’étions pas l’équipe qui écrase l’autre mais bien celle en face qui essaye de tenir jusqu’à la fin du match ! On se souviendra aussi de leur capitaine qui malgré son embonpoint s’est fait quelques plaisirs dans notre défense. En bref, Renault ce sera bientôt la première division FFSE.

Pour découvrir la nouvelle gamme de joueurs rendez-vous sur leur site et leur page Facebook.

Les Assoiffés

Créé en 2001 le club des Assoiffés est le véritable Némésis du XV de la Crampe.

Nous ne savons rien de se club qui évolue lui aussi aux confins de la foret de Meudon. Mis à part que sa réputation pour les superbes barbecues d’après matches n’est pas usurpée.

Toutefois quand on en vient au jeu c’est 3 matches pour 3 défaites du XV de la Crampe. Mais quelles défaites amères ! Jamais les Assoiffés n’ont réussi à gagner par plus de cinq points. Nos rencontres ont été les plus serrées jamais jouées: 12-15, 10-5, ou 12-7. Personne ne se souvient vraiment des scores mais tout le monde se souvient de l’âpreté des combats, des débuts de bagarres et du mauvais esprit de chaque coté. Le paroxysme fut atteint lors du quart de finale de fin 2014 où les Assoiffés ont su reprendre l’avantage pour s’imposer malgré les coups de butoir de la Crampe jusqu’aux dernières secondes. A moins que ce soit lors du premier carton rouge reçu par les Crampistes en 2015. Quoi qu’il en soit les Assoiffés ça ferme le jeu avec une rare efficacité dans les moments chauds pour s’assurer la victoire. Et on à hâte de les retrouver pour un derby so hot à Meudon.

Découvrez la seule page disponible parlant des Assoiffés… ce qui renforce le mystère qui les entoure avouez-le.

C’est la fin de notre première série d’article narrant les aventures du XV de la Crampe. N’hésitez pas à parcourir les archives de notre blog et à vous inscrire à la page Facebook du club !