Les Contes de la Crampe – Episode final : L’Ultime Combat.

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Cher docteur,

Voilà l’année est passée, le championnat est terminé, je vais pouvoir tenir la promesse que je vous avez faite : celle d’arrêter ce sport de débile.

Vous aviez bien eu raison concernant ma cheville : je me suis pris des bons coups dedans à Epinay pour la demi-finale, ce qui n’a pas arrangé les choses, mais c’était une vraie bonne bagarre.

D’ailleurs j’aurais surement un collègue du club à vous confier pour un diagnostic, car je n’ai toujours pas compris comment on pouvait être à mi-temps architecte et punk-à-chien-sans-chien.

Celui que l’on nomme « Chasseur » a la vie intérieure trouble, cumule sens du jeu et passé sportif avec celle du plus ardent des Ultras de la Crampe.

Il était bien la dernière des personnes que je m’attendais à croiser quand je me suis pointé au stade avec trois quarts d’heure d’avance le matin du match contre le RC Epinay,

et pourtant il était bien là.

Certains membres du staff du club local m’ont confié l’avoir vu dormant au pied d’un arbre, je l’ai pour ma part retrouvé, deux packs de bières sous les bras, la mine des grandes heures du Macumba été ’86 et l’haleine d’un pot de sable remplie de clope des Intervilles de Dax 2009.

« Ça va enculé ? » en signe de bonjour, visiblement il n’était pas sur la feuille de match.

Quoique docteur, croyez-moi ou non, mais on en a fait jouer des biens pires : en ce moment nostalgique de la fin d’une année ne peut m’empêcher de me remémorer un certain Adeline in the Sky qui, sorti de la Concrète, a joué n°3 en première mi-temps et ailier en seconde.

Je sais docteur ce que vous allez me dire sur l’usage des produits stupéfiants, mais il n’empêche que parfois on ne peut nier que les résultats sont bluffant.

Mais revenons à cette demi-finale.

Là c’était la cour des grands, là il y avait un stade, des tribunes, des supporters avec des drapeaux RC EPINAY des cornes de brume tout… et nous avions nous UN supporter.

UN homme pour nous supporter tous,

UN homme pour nous réunir et nous mener à la victoire :

Notre chasseur trônait fièrement en haut des marches, faisant fi de l’infériorité numérique implacable, (nb : il s’était installé ici après s’être fait expulser car il traitait les joueurs de l’équipe adverse de petites pédales sur le bord du terrain.) rien n’entamait son enthousiasme : « Arbitre, voleur de poule ! Allez bandes de fiottes vous savez pas plaquer ! Faut qu’je vienne pour que vous avanciez ou quoi ? CHIENS D’TALUS ! » Etc, etc…

La question que l’on est en droit de se poser cher docteur est bien évidemment est-ce que l’issue du match aurait été la même s’il n’avait pas été là ? – Comme l’a si bien dit Descartes : « cogito ergo sum – je cogite donc j’ai le seum. » Donc arrêtons de penser.

Un match de chiens de talus, je ne vois pas de meilleur terme pour le définir, j’avais un essuie-glace pour le sang, mais bien mes yeux et mes poings pour participer à une belle générale digne d’un album d’Astérix, les bons prétextes en prime.

Pour la première fois, nous étions en demi-finale,

Pour la première fois, nous avons gagné une demi-finale,

Pour la première fois le chasseur a failli pisser sur un gamin qui jouait avec sa corne de brume en rétorquant « ta gueeeuulle toaaaa »

Pour la première fois nous allions préparer une FINALE.

Mon cher docteur, je ne sais pas si cela ne le faisait qu’à moi, mais mon corps se vidait ce matin-là de tout ce que je pouvais consommer : la moindre gorgée d’eau était pissée, la petite banane était chiée, et la bite euh non.

Une finale en fait c’est un peu comme une fête ou on n’a jamais été convié, comme si on vivait dans un épisode d’Harry Potter sans Quidditch (c’est pas viril Harry Potter bordel !) – Ou comme une vidéo de Jacky & Michel sans y voir ta mère. (voilà.)

On se serait cru à un oral de Bac, mais en équipe, avec des mecs qui révisent partout « Meeerde faut que j’apprenne à faire une passe vrillée j’ai fais l’impasse ! » – trop tard.

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Plus sérieux qu’à Twickenham.

On a vu TOUTES les équipes en finale de TOUTES les divisions, d’ailleurs au passage, il y a vraiment des clubs qui ont des maillots de chiotte, mais je ne suis pas là pour critiquer.

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(Pour connaître le nom du club qui a le plus beau maillot de baltringue de toute la FFSE, likez l’article !)

On était nombreux, soudés, fort comme jamais, ce qu’il y a de sûr et cette fois-ci sans déconnade, c’est que notre groupe en pleine mutation, sera différent pour la saison prochaine, finir par un événement comme celui-ci, il n’y avait pas mieux.

Le bureau avait voté en 2016 pour un maintient en D6 afin de constituer une team combattive, cette équipe a battu toutes les autres. Et c’est pas moi qui le dit, c’est les CHIFFRES.

Docteur, on a eu cette fois un bon laps de temps pour s’entrainer, on est pas arrivé au Bac sans nos fiches Bristols, nan nous étions organisés, sérieux, peut-être aussi grâce à la potion magique de notre druide Ventolinix, qui nous a permis de résister face au camp de Babaorum.

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Ça commence à transpirer du front.

 

Car en face on en a vu du beau légionnaire, du vétéran, du gras, du velu du puissant, et ça a fait mal.

Fébrile au milieu de cette arène, arrangés par une foule supporter délurés, nos femmes, nos familles, nos clébards, et tout un tas d’autres ingénieurs, la balle au départ ne trouvait pas son maître, elle circulait, tombait, partait en tout sens, et on a couru comme on ne devrait plus le faire à nos âges.

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Derniers mots avant le coup d’envoi, Louis bosse la déstabilisation de mêlée.

Pourtant, maintenant que l’ivresse de la victoire est quelque peu retombée, maintenant que les Champs-Elysées ne projettent plus nos visages sur l’Arc de Triomphe et que nos joueurs ne se prennent plus en photo partout avec leur médaille en chocolat, je n’ai en souvenirs que des bons moments de brute.

Je revois l’essai depuis une touche, un bon ballon porté de gros jusqu’à l’en but.

Je revois le pick n go jusqu’à l’essai, la course de Tibo qui mériterait bien quand-même qu’on lui fasse une petite gâterie, enfin un truc quoi, pas forcément sexuel, mais un truc quoi.

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Je nous revois à 12 contre 15 défendre et ne pas céder.

Je ressens encore cette volonté de ne rien lâcher, qui nous a fait garder la distance, malgré les blessures, malgré les cartons, jusqu’au coup de sifflet final, libérateur.

Je sais ce que vous m’avez dit docteur « Pour un niveau de rugby comme celui-là, à quoi ça sert de se détruire le corps ? »

Je sais que mon genou droit est dans un sale état, que ma cheville est raide, que j’ai des vertèbres et des cervicales qui tournent de l’œil.

Un si petit championnat, une infime récompense, une reconnaissance qui ne se reconnaît que pour nous, pourquoi continuer me direz-vous ?

Comme je vous l’avait dit docteur, ma décision est prise :

Pour un match comme cette finale je pourrais en rejouer des dizaines d’autres, dans la boue de Villeneuve, dans le fond d’un Sceaux, sous un caniar à Polygone, je suis prêt à revivre les passes à l’aveugle aux Invalides, les moments de doutes, les douleurs, les échecs à répétitions si nous restons ce que nous avons réussi à être dernièrement.

À notre manière, à notre niveau, et pour ceux qui nous ont vu, et aussi par les mots de Coach, nous jouons comme une équipe de rugby.

Et toute la nuance est là : une équipe de rugby n’est pas dans le niveau de chacun, elle est dans la cohésion des corps, et des têtes.

Alors docteur, si je vous écris, c’est pour renouveler mon ordonnance de Kétum, bandages, antidouleurs et vaseline (cette dernière, pour un usage professionnel uniquement)

Un très bon anniversaire à Juju, All Hail The President !

Un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu, qui se sont déplacé même s’ils ne jouaient pas ou ne pouvaient pas jouer.

Merci aux joueurs et à notre entraineur, nous avons vu je crois ce qu’il pouvait se produire, quand on consacre du temps au rugby.

Comme vous tous, j’attends l’année prochaine avec impatiente.

FORCE ET HONNEURS CHIENS D’TALUS !

Bastard.

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Les Contes de la Crampe – Renault Contre-Attaque

 

Le vent souffle sur les plaines,

Du Polygone de Vincennes,

Je jette un dernier regard sur Malcolm et son abdomen.

Enzo le fisteur berrichon est encore plus galbé,

Les Crampistes ont décidé de mener le combat dans la vallée.

Là où tous nos athlètes, nos véritables esthètes,

Avant de grandes batailles revenaient parfois de la Concrète.

C’est l’heure maintenant de défendre nos derrières

Contre une flopée de mécaniciens prêt à y piler du verre.

Tous les barbus se sont réunis avec de grands sourires

Vaseline sur le crane pour le faire reluire

Après quelques pichenettes sur les fesses de nos femelles,

Le chef nous a donné à tous de l’EPO en gel,

Pour le courage, pour pas qu’il y ait de faille,

Pour rester cons et fiers quand nous serons dans la bataille

Car c’est pas la première fois qu’on part au combat,

On espère rester digne, ou des tribunes on rira.

Dans la vallée lalalaa..

Dans la vallée ooohooh j’ai pu voir marquer Tibo

Dans la vallée etc, etc

Dans la vallée oohoooh tout bourré et en manque d’eau

Après quelques sujets de fines stratégies,

Tous les couillus tacticiens courraient vers l’ennemi,

La lutte était terrible, j’ai vu la mine sombre,

De Fanfan aplati sous des grosses fesses qui retombent,

Mes frères croulaient devant mon regard,

Sous le poids du lard que trimballaient tous ces gaillards

Des feintes, des bâches et des percées en plein dans la couenne

La balle tombait sur l’herbe sèche de la plaine.

Un gros jour de peine, les hommes se trainent,

A la limite du renvoi, des bières de la veille.

Juju avait un bon coup de pied tordu

Jeannot déchainé, les auraient presque mordus.

Féfé le charpentier à casser quelques bras

Fallait juste empêcher Ben de faire des chisteras,

C’est sur cette fois, le match on le gagnera

Dans la valléeeee …

Bon bref ça pourrait durer longtemps encore comme ça, tout ça pour dire de manière chaleureuse que la Crampe est tout bonnement satisfaite de sa prestation, elle est tellement satisfaite qu’elle s’en auto-suce même.

 

Une victoire 17 à 13 face à une équipe qui heureusement comme nous, avait beurré des plats à gratin avant de venir jouer, nous évitant quelques essais en contre.

 

Mais c’est sur une belle phase de conservation de balle que les vert et rouge ont su prendre le meilleur sur l’adversaire, la gagne semble désormais rimer avec Crampe, au propre comme au figuré, il n’en a pas toujours été ainsi, mais continuons sur cette lancée

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Prochain rendez-vous rugbyistique contre un ennemi bien connu : les Grognards !

« Tempora mori, tempora mundis recorda »

Ce qui ne veut strictement rien dire, mais ça fait bien.

F&H

 

 

La fin des Vacances du Xv de la Crampe Rugby Club – Paris

Chers Crampistes,

Je vous écris depuis l’Islande où je crapahute dans des terres magnifiques mais bien inadapté au rugby. Ma plume glisse avec fierté sur ces quelques page pour vous annoncer le début de la 4ème saison du Xv de la Crampe.

xv de la crampe ffse paris( Bastar en train de “crapahuter » avec ces petits copains Islandais)

Je grimpe des sommets avec 20kg de poids sur le dos (ils sont ou les 20 kg ?? ) et je suis sûr que vous en faite tous de même pour la saison qui approche.

Assurément, vous devez tous nager avec des requins à Acapulco ou surfer avec les phoques du côté de l’Antarctique pour préparer votre galbe et votre stamina aux IMPACTS.

Rassurez vous, si ce n’est pas le cas et que vous êtes plus Ricard cochonnet que développé couché, il y a du bon qui se prépare pour la rentrée au Xv de la Crampe.

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À commencer par le retour de Coach Pain qui vous fera bien regretter les paquets de clopes que vous avez bien sciemment consommé tout l’été, et votre embonpoint comptera les derniers jours de son existence.

entraineur-xvdelacrampe-coachpain-rugby-paris-amateur(Coach Pain en plein discours lors de notre dernier week end d’intégration ! #PLP On en profite aussi pour remercier JCB, notre sponsor casquette )

Un week-end d’intégration se prépare sous le sceau du plus grand secret pour fin septembre, de l’équipement neuf et saillant pour vos petites gambettes et vos fessiers de Tulagi sont également prévu.

Que du bon, comme cette saison qui a vu naître la preuve que le XV de la Crampe sait tenir les engagements qu’il se donne.

En effet, à la réunion de passation de pouvoir de début d’année, un sujet épineux a été traité : «devions nous nous buter pour passer en quatrième division du Challenge Rugby FFSE ou rester en cinquième et continuer à bouffer comme des gros lards et à picoler ?» À force de débat et de pressions blondes nous sommes parvenu à nous entendre sur le fait qu’un maintient en 5ème pouvait convenir à tout le monde.

 

Un débat plus houleux que la Cop21.

apéro- rugby-xvdelacrampe-club

 

Et je peux aujourd’hui fièrement vous annoncer qu’après s’être fait successivement défoncé par  la société générale, les servals, les tribals et autres équipes d’énergumènes hyperactifs, et après avoir achevé quelques équipes d’êtres maladifs et sclérosés, notre maintient en 5ème division  FFSE est assuré !!!

Quelle joie et quel soulagement.

Fiers de nos valeurs et de notre palmarès, la Crampe est aujourd’hui prête à accueillir à bras ouvert de nouveaux bras cassés rigolards avec comme on dit «les genoux dans la boîte à gants» pour venir grossir nos rangs.

D’autres articles, d’autres informations sur les inscriptions et les événements organisés suivront cet article.

Pour tout renseignement complémentaire n’hésitez pas à consulter le splendide site de la Crampe (liens direct disponible sur le site de Jacquie et Michel pour les connaisseurs)

F&H

Bastard du Xv de le Crampe

Club Amateur de Rugby et de Rigolade / Challenge Rugby FFSE PARIS

Les Contes de la Crampe CHAPITRE VI – TU LA KIFFE MA RENAULT ??

Je profite tout d’abord de cet article pour rendre un petit hommage à notre capitaine, souvent cité dans les précédents papiers, qui a fêté il y a peu son anniversaire.

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Charisme, leadership naturel et verve vive ont marqué ses années de capitanat par des actions et des discours mémorables.

J’en veux pour preuve ce concept inculqué, rabaché, et martelé à chaque match, qui résonne désormais comme une évidence pour nombre d’entre nous dans les cavités et interstices creux de nos caboches :

« Faut pas enculer son pote. »

Dans un premier temps, on pourrait se demander : « Mais dans quel contexte est-il possible que je sodomise mon camarade ? Je le souhaite le moins du monde ! »

Et pourtant :

  • Si t’as trop bu et fumé et que tu n’es pas capable de rattraper ton vis à vis,Si t’as préféré partir tout seul péter pour faire plaisir à ta zoulette sur le bord du terrain,
  • Si t’as pas été là pour défendre le petit ailier dévoré au sol par les loups d’en face,
  • Si t’as tenté de taper au pied alors que c’est des polygones que tu as dans tes chaussures,
  • Si t’as réussi à laisser tomber une balle que tu avais déjà rattrapée,
  • Si tu t’es trompé de ligne pour aplatir,
  • Si t’as dit « J’ai » alors que tu n’as jamais eu.

Et bien tout ça, c’est déjà quelques occasions de coït anal forcé.

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Tous ceux qui se reconnaitront comme moi dans ces erreurs, ont en mémoire les regards de leurs congénères, ces regards pétris d’un sentiment de trahison et d’amour déchu, ces regards qui disent « on croyait en toi, Bobby », et qui hantent nos sommeils, comme dans Mystic River.

Après ce match difficile, trop difficile, je dis stop à la sodomie :

  • L’enculade est souvent un manque d’altruisme et de réalisme
  • L’enculade, c’est la triste victoire de l’individualisme
  • L’enculade, c’est Twitter, Instagram, et une passe dans les chaussettes.

 

Bon, le match maintenant.

Comme souvent dans ce genre de rencontre, l’enthousiasme et l’engouement s’expriment dans les premières minutes, même dans la première action qui dure généralement bien plus longtemps que les autres.

Seulement là, c’était un match avec un peu d’enjeu à la clé, le gagnant n’affronterait pas les premiers de la poule en quarts, alors des actions longues, il y en a eu.

Une action de plus de deux minutes même saluée par le corps arbitrale, ça devait être franchement top, mais la remarque fleurait bon le « pas mal les gars, pour votre âge. » #smile #lol.

Les Crampistes ont tout de même pris leurs marques dès le début, Renault dans la première demi-heure n’était pas très agressif.

Un premier essai voit le jour sur une percée habituelle de M. Bouyer, appuyé par Jeannot.

Sur la ligne d’essai, Arnaud, au four et au moulin durant ce match conclu l’action.

Micka transforme sans peine. 0 – 7.

Un peu plus tard une initiative personnelle permet à Jeannot d’alourdir le score, se faufilant dans la ligne adverse qui ne parvient pas à le saisir. 0 – 14.

A l’approche de la mi-temps, ça chauffe beaucoup plus pour nous.

Les Renault blanches attaquent à de multiples reprises, en plusieurs occasions nous avons manqué de peu de nous prendre bien plus de points, mais ça tient, et la mi-temps est sifflée.

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Deux semaines de clope sans sport ont eu raison de mon état général, je suis lent, mou. Bryan édifie un joli mille-feuille de vomi à côté du banc de touche, moi qui voulais son maillot, je repasserai.

À la reprise Edouard et Arnaud signent une belle action sur réception du coup d’envoi, Edouard par en travers pour aller chercher le côté non défendu, Arnaud aplatit. 0 – 19, c’est bon pour le moral.

Petit carton pour moi, y’a pas de raison que ça change puisqu’on a toujours fait comme ça.

L’équipe commence à couiner, on marche parfois plus vite qu’on court, l’intensité et l’envie est toujours présente, mais l’on voit les effets du manque de préparation.

Renault finit par aplatir. 7 – 19, mais sur une passe décisive de Micka, Tibo nous met définitivement à l’abri d’une défaire 7 – 26.

Il était temps, car même si nous étions désireux de terminer sur un score plutôt propre, à la dernière seconde de la dernière action, la ligne de défense ne répond plus, c’en est trop pour les gambettes, 14 – 26.

L’objectif est atteint, on évite désormais une équipe trop forte.

Mais que nous apprend ce match ?

Comme l’a si bien dit Malcolm à la fin de la rencontre :

« Qué sé lé fizik qui manque, si ! »

Le physique, eh oui.

Cet article se veut donc également un appel à la

REMOBILISATION GENERALE

Pour ceux qui aiment se prendre au jeu du rugby. Premier fautif, je vais tâcher de m’entrainer, on doit en faire des burpees, même si c’est aussi chiant à faire que d’écouter François Hollande.

On doit courir, se buter, pourquoi pas s’entraîner au suicide en allant faire des chat-bites aux travlos de Boulogne et en repartir aussi vite, ça boosterait la VMA.

La Crampe n’a jamais franchi les quarts, nous avons cette année encore tout le temps, l’envie et les personnes sur qui l’on peut compter pour jouer le jeu. Pour être sûr de soi en mettant ses crampons et fier en les déchaussant.

Entrainement les copains, si vous ne pouvez pas venir, courez, sautez, faites l’amour, donnez-vous.

L’échéance approche.

F&H

 

Bastard.

 

LES CONTES DE LA CRAMPE – CHAPITRE IV : CRETEIL SA MERE

CRETEIL SA MERE

Alors attention ! Ça va aller vite !

Article spécial aujourd’hui, puisqu’il va rendre hommage à un de nos joueurs : Matthias Ecker, qui passe en ce moment-même quelques examens suite à une perte de connaissance post match.

On pense à toi Matthias et on espère que tu te remettras vite et bien.

C’est pourquoi dans cet article vous serez plongé dans le désordre cérébral d’une personne qui s’est bravement fait marcher sur la gueule, vous allez tout comprendre, qu’est-ce que ça fait d’avoir les mains à la place des pieds et d’avoir l’impression qu’un hamster court sur sa roue dans votre tête.

« Putain il est 14h00 les gars ! On avait match à 13h30 ! Grouillez-vous merde ! »

Ouais bah ça va hein, ok on arrive en retard avec les maillots mais c’est CRETEIL BORDEL !

C’est le bout du monde ! D’ailleurs personne n’habite à Créteil, y’a juste des lacs et des passages piétons à Créteil ! Alors faites pas chier !

Et paf ! Dix minutes plus tard on trottine « des chiens de la casse on doit être » qui dit le capitaine.

Ok on va être des iench’ de la casse, et cette fois on va éviter de péter le carrelage des vestiaires avec nos têtes avant le match, ça n’avait pas servit à grand chose, faut essayer des trucs.

« Triiiiit ! » L’arbitre siffle, ils engagent sur nous, trop court, à refaire, BOOM ! C’est ça la pression MA GUEULE !

Et vas-y que ça se rentre dedans, on était conditionné pour se coltiner les gros gaillards du RC MONTROUGE, mais au final ça fleurait bon la tendresse, sur une douce prairie abreuvée d’un doux soleil de fin d’hiver.

Ah je peux vous dire qu’on rigole plus, on a des COMBINAISONS maintenant !

BLEU : Ca veut dire que tu mets la gueule ! BLANC : Ca veut dire que tu remets la gueule ! ROUGE : Ca veut dire que tu remets encore la gueule  !

Et ouais ! Vous croyez qu’on allait divulguer nos secrets comme ça ?

J’dirais rien moi, y’a que PSA qui balance les copains.

On sait jamais, dès fois qu’il y ait un fennec de Servals qui pointe son museau par ici 🙂

Bien essayé, furet !

Et BIM ! Suite à une bonne percée du capt’aine qui laisse derrière lui deux veuves pour l’équipe adverse, la belle guêpe dégarnit de Thibaut Masson s’envole et virevolte dans la défense ! « ZZZZZZZZZZ » et vient dépuceler l’en-but, le précieux nectar entre ses pâtes, que c’est beau, que c’est beau.

« Eh Morice ! Fais Biggar ! Enfin le steak haché quoi ! Ça va on rigoooole »

La transformation paaaasse 7-0 pour la Crampe.

Bon après crick crack bim boum on s’en prend un 7 – 5.

Doublé à saluer de notre 9 Xavier bien servit par son 8 préféré Jeannot.

Très bonne percée également de son homologue au même poste, Adrien, très en jambe visiblement.

On doit en être à 14 – 5 là.

Notre 10 Rapha ne s’est pas économisé non plus ; manœuvrant de paire avec Pinoch’, Thibaut et Louis pour un fantastique redoublé, on se serait cru à la télé, la ligne de touche en moins.

Edouard en 5 confirme son statut de maître des airs, cette grande tige portée par de solides avants doit être visible jusqu’à Quiberon.

Bon, Martin en 15 a trouvé une touche d’à peu près 24 cm, ce n’est pas ce qu’on doit retenir mais c’est marrant quand-même.

Très bon rythme de match, pas trop de déchet, mais ils en mettent un ah non ! Là ça fait 14 – 17 pour eux ah non !

Là ça va pas ! Ceci dit, laisser notre pauvre Thibaut Lopin seul sur le petit coté face à trois adversaires c’était un peu tendu.

Le moment était venu de remettre de l’ordre dans la baraque, grâce à ce speech dithyrambique qui restera dans les mémoires : « Moi j’suis là pour m’amuser, j’suis là pour les copains, j’suis là parce qu’on s’aime et pour qu’on s’aime, LOL ! »

Grâce à ces mots bien trouvés la Crampe ne se laissa pas faire ! Et re-essai ! 19-17, on se bagarre encore pour le plaisir d’être là, quel pied ce match.

Lalala on chante sous les douches, une photo, et du bonheur.

« Amat victoria curam »

La victoire aime l’effort.

Vivement la prochaine,

F&H – Bastard.

LES CONTES DE LA CRAMPE – CHAPITRE III : Prime de charbon à Villeneuve-Saint-Georges.

5 jours ont passé depuis le dernier match, et je pense l’avoir à peine finis de digérer, un peu comme après l’absorption un Kouign-Ammann entier, sans sucre.

Si vous nous aviez vus.

Si vous aviez vu cette bande de jeunes lions en cage, affamés, qui dans les douches se martelaient les épaules contre les murs pour se mettre dans le bain.

Si vous aviez vu cette meute de loup, prête à déferler sur un troupeau de brebis du service publique.

Qu’importait le froid ou la pluie battante, chaque goutte, chaque pas dans la boue, chaque claque au collègue semblait nous endurcir un peu plus.

Un effectif galvanisé par la volonté de rattraper l’échec contre les Tribals qui nous mettaient au pied du mur.

Pour aller en quart, fallait gagner.

Je crois même avoir vu des têtes contre tête dans les vestiaires.

Les mecs s’annihilaient mutuellement leurs dernières poches de conscience et d’intelligence.

C’est ça le rugby.

En touche t’as besoin de connaître ton alphabet, le reste c’est de la frime.

De surcroit un ancien du club nous avait fait l’honneur de sa venue : Arnaud Pourrière et sa doctrine devenue populaire, « hashtagisée » #PLP (pour les petites).

Un équilibre parfait avec votre vie professionnelle comme pour Arnaud, notre mentor à tous.

Un homme accueilli en grandes pompes par Louis qui lui fit respirer la charmante odeur de son épaulière, encore imbibées des suées des derniers matchs.

Vomi instantané. Le rituel devient coutume.

15 bœufs Charolais (AOC) la peau fumante sous les giboulées face à des composteurs de tickets, l’issue du match était évidente non ?

Et bien…

Et bien caca voilà !

Sur un terrain boueux ou la pluie n’a jamais cessé de tomber, ce fût un match pour le moins, étrange.

La balle surfait dans nos mains, et les gars en face étaient étonnement en jambe.

Contraints dès les premières minutes à défendre sur notre ligne d’en-but, à force de pénalité à 10 m, à force de rucks mal contestés (qui nous ont valu l’ouverture du score 0 – 3) il s’en est fallu de peu pour que l’entame soit désastreuse.

La balle avait heureusement finit par sortir, le temps de souffler, après ces premiers temps de jeux qui crament toujours les athlètes que nous sommes.

La SNCF disposait d’un bon alliage d’anciens lourds et puissants à l’avant et des ailiers qui verrouillaient instantanément nos tentatives d’ouverture, on ne pouvait en vouloir à personne, alors qu’est-ce qu’on fait quand ça ne rentre pas ?

On force.

Plusieurs belles percées dont le coup de grâce a été porté par notre capitaine.

Essai refusé, une main en dessous apparemment.

C’était notre temps fort, on devait marquer, plusieurs tentatives infructueuses, et même des relances à la main foirées, deux occasions d’essais manquées.

Alors bien sûr, ça fait rager.

Dans le vestiaire, il était temps de se mettre des baffes, les points on ne peut pas en mettre beaucoup il ne faut pas les manquer, seulement 0 – 3, c’est faisable.

Et pourtant à la seconde période, c’est le jeu de l’adversaire qui a primé.

Pris de cours sur une de leurs avancées, ils aplatissent, 0 – 8.

Mr Moriceau s’est fait stroumpfisé la rotule, un mec en face s’est fait subtilisé son épaule gauche par Mr Pourrière.

Un carton blanc de chaque côté, des mecs qui entre et qui sortent pour s’occuper des blessés.

C’était une cohue.

C’était rugueux sous cette pluie froide qui nous rappelait de ne pas s’arrêter de bouger.

L’incohérence commençait à gagner nos rangs, et pour couronner le tout, nous écopons d’un nouvel essai…de la part d’une équipe qui jouait à 16 contre nous.

On est déçu, on grogne, on braille, le plaisir de jouer fait place au doute et à la frustration de s’être déplacé pour subir cela, 0 – 13.

Alors que l’on rentrait dans les vingt dernières minutes, le combat commençait à faire jeu égal, un bon coup de genou dans le crâne me mets à terre.

Je me sens mou comme un gardon mais j’ai envie de jouer, on me sort, la fin du match est assez floue pour moi, il me semble que nous avons terminé à 0 – 18.

Qu’est-ce qu’on se dit après un match comme ça, petit club que nous sommes, de la FFSE, mais dont la défaite démoralise quand-même ?

On peut se rappeler deux citations :

« On prend goût aux douleurs que le rugby provoque. Un match qui ne fait pas mal est un match raté. » Walter Spenghero.

De ce point de vue, on a brillé.

« Le rugby c’est le sport ou l’on se rencontre, alors qu’ailleurs on se croise. »

Si les matchs n’améliorent pas nos scores, faisons en sorte qu’ils nous améliorent nous-même.

De l’audace, de l’entente et de l’envie naitront notre unité, et ainsi dans la victoire ou la défaite, nous auront le respect de l’adversaire.

 

F&H

 

Bastard.

 

Les Contes du XV de la Crampe – Chapitre I -Rugby FFSE

A l’heure ou je vous écris, les grands ingénieurs du XV de la Crampe se remettent de l’entrainement rugueux de la veille.

Un entrainement d’une rare intensité pour un club amateur de rugby FFSE, sous l’égide de Coach Pain, le tyran des Sports Bière et Loisirs que nous sommes.

Ajouté à cela que nous jouons désormais régulièrement sur un terrain synthétique éclairé.

Ce serait oublié que nous reposons également nos miches grasses sur une confortable assise de 4 victoires d’affilée pour ce début de saison, de mémoire de Crampiste, surtout d’Enarque de 2ème latte, c’est ce que l’on peut qualifier de jamais-vu.

Il faut dire que la Crampe début 2015, bah c’était pas vraiment ça hein.

xv de la crampe

 

De Janvier à Mars, nos séances de practice dans la pénombre et la boue des Invalides ressemblaient plus à des combats de poilus de la WWI évitant à tout prix les tirs d’obus.

Défaite contre les Servals, perdu de peu contre les Assoiffés et l’ASPTT, frustration et indiscipline étaient devenu les mots d’ordres du club.

Heureusement que Kronenbourg était toujours sur la feuille de match.

Puis est arrivée cette journée du 28 Mars, notre match sur la mythique mare aux cochons de Pantin. La veille, la Crampe était au bord du précipice.

Après les dernières défaites et la démobilisation de toute l’équipe, Mr Moriceau, Duc du Jambon, était à deux doigts de mettre la clef sous la porte, outré de n’être plus qu’un des seuls à tenter de « Réveiller la Crampe », et c’est ce que nous fîmes.

Après avoir dérangé une flopée de 50 inscrits dans leurs sommeils léthargique, nous sommes parvenu à aligner une équipe de 15,5 joueurs contre le club des Assoiffés, bien loti dans la division.

Ca avait l’air plutôt compliqué comme match, Gonzo partait à la mi-temps, son frère arrivait par le métro dans la foulée pour nous éviter de jouer à 14, mais nous avons tenu. Dans les cris, les râles d’agonie, les pets, la terre… 14 à 12.

Xv de la Crampe- Rugby amateur Paris FFSE

Au sein des collègues ça signifiait un peu plus qu’un simple match, on savait qu’on avait juste à se remuer le cul pour que ça puisse fonctionner.

S’en suivit une seconde victoire fédératrice contre Air France (25 – 17) et un barbecue d’après match mémorable ou nous avons chantonné de douces mélopées, la gueule avinée.

Joli mois de Mai, les lucioles, les cigales, la clope, tout ça tout ça.

Et là ça s’est emballé.

Quart de final contre les Servals le 6 Juin, sur le pré à chèvres du Polygone. Le soleil plombe et les Servals sont contraints de jouer à 15 contre une armée de Crampistes, on aurait dit nous il y a peu. 15 bonhommes tout frais qui mettent deux trois essais en contre, 8 remplaçants près à en découdre, des supporters qui tapent sur des bouteilles en plastiques, toutes les conditions étaient réunies, mais voilà.

L’arbitre sifflait des breaks pour la flotte, en plein caniar nos cœurs de fumeurs battaient la chamade, et les jeunes biches d’en face on finit par avoir raison des fiers sangliers.

 

Seconde leçon de l’année : Il faut s’emballer, mais pas trop.

Fin Septembre ce fût l’heure pour nous de faire connaissances avec les nombreuses nouvelles têtes du club, à l’occasion de notre faste week-end d’intégration en champagne : Paintball, crossfit, bière, pizza, bière, pot au feu, bière, pétanque, sodomie, bière, ballon, entrainement, bière, discours, bière.

 

En effet, après des campagnes de comm’ intensives nos effectifs ont été renfloué comme il faut, tant et si bien qu’on ne connaît même plus les noms de la moitié des joueurs aux entrainements.

La fouge des nouveaux, mêlée à la sagesse des anciens, conjugué aux belles préparations de Coach Pain, nous ont permis de manger des petits lionceaux (XV du Lion 29-3) ; marcher sur des épines (Epinay 47-9) ; esquiver la déclaration d’impôts (les Imporruptibles 17 – 5) et de tout comprendre avec les All Blacks de chez Free (Ecole 42, 32-7)

Premier de notre poule du challenge rugby FFSE (le délicieux Pack XXL), on continue de rêver.

xv de la crampe - rugby - ffse - amateur - challenge rugby

Une vingtaine de joueurs à chaque match, on a parfois besoin d’un coach pour occuper les remplaçants, enfin bref le visage du XV de la Crampe est en train d’évoluer, mais nous ne sommes pas à l’abris d’une belle gueule cassée le 16 Janvier prochain contre une équipe mystérieuse : Tribal 2

Affaire à suivre.

No Pain – No Tartines

Force & Honneur

 

 

 

 

 

 

 

 

Top 15 des raisons de s’inscrire au XV de la Crampe cette année !

C’est reparti : le XV de la Crampe remet le couvert pour la saison 2016-2017 !

Voici le TOP 15 des raisons de s’inscrire cette année :

  • Pour aller réviser nos fondamentaux au WEI du XV de la Crampe
  • Revoir le majestueux centre d’entrainement privé de la Crampe aux Invalides !
Le centre d’entrainement du XV de la Crampe
  • Revoir Yves Dubuc et ses biscottes !
Attention il parait qu’Yves Dubuc a la biscotte facile ❤
  • Se faire mal avec coach PAIN
Maxime, dit coach pain
  • Et se faire des câlins tous doux
Vincent est doux
Vincent est doux
  • Mais ne pas gagner le trophée du FAIR PLAY !
Parce qu’entre nous, on ne le mérite vraiment pas ! #EnglishFairPlay
  • Faire des barbeuq
On fera péter les saucisses !
  • Recevoir de beaux caramels beurre salé !
Caramels Beurre Salé
  • Jouer des matches contre les Pompiers du 78 ❤
Les Pompiers du 78
  • Ecrire des poèmes avec la bêêêêêêêêteeee
Paul Augusseau, poète
  • Parce qu’on veut avoir… des Piliers comme çaaaa !

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fxvdelacrampe%2Fvideos%2F509504139203548%2F&show_text=0&width=560

  • Et parce que….. du bruit, du bruit, du bruit !!

    De la finesse et de l’esprit

Bref, pour une nouvelle saison avec la Crampe quoi…

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